9 et 10 février 2010 : El Chaltén et le Parc National des Glaciers (nord)

Après avoir accompli le grand miracle de parcourir 800 kilomètres de la "ruta 40" en stop et en un jour et demi (essentiellement grâce à Claudia et Tété, il faut le rappeler !!!), nous sommes arrivés au petit village d'El Chaltén.
De construction très récente, El Chaltén a été construit dans les années 80 pour que les terres alentours soient attribuées à l'Argentine et non au Chili qui les lui disputaient. En conséquences, les infrastructures ne sont pas encore toutes au point et tout y est très cher. Par contre, l'endroit regorge de touristes à la recherches de sensations fortes (escalade, kayak, randonnées...) et surtout d'agences touristiques profitant de cette situation pour proposer leurs services, d'hôtels, de "cabanas" (cabanes à louer), campings et autres...

Comme d'habitude, nous nous sommes tout d'abord attelés à la tâche de chercher un endroit où dormir. Miguel aurait voulu entrer dans le Parc National pour dormir dans le premier campement qui se situait à 1h30 mais c'était la fin d'après-midi, il ne faisait pas beau et nous étions fatigués... Nous avons finalement élu domicile dans un petit camping, non loin du départ des sentiers de randonnée. 

Le lendemain, à la première heure, nous étions en marche ! Nous avions laissé nos sacs à dos au camping car nous n'avions qu'une journée pour découvrir le Parc National. Le temps s'était découvert et nous étions pleins d'espoir concernant ce Parc National, patrimoine mondial de l'Unesco et dont on avait beaucoup entendu parler par les américains rencontrés à Puerto Varas. Eux, avaient adoré et le comparaient à celui de Torres del Paine au Chili. 
Au bout d'une heure de marche, le temps commença à se couvrir, il commençait à faire de plus en plus froid, le brouillard s'installa petit à petit et une petite pluie fine commença à nous mouiller. Nous arrivâmes finalement au lit d'un rivière qu'il nous fallait traverser. Le chemin n'était pas très clair,et le brouillard n'arrangeait pas les choses, ce qui a fait que nous nous sommes perdus pendant une bonne heure... Glacés par le froid et mouillés, nous avons fini par retrouver le chemin ainsi qu'un abri pour nous réchauffer et reprendre des forces. Ce fût l'occasion de rencontrer un guide qui conduisait un groupe et  qui finit de nous décourager en nous disant que même si nous arrivions au "mirador", vu le temps, nous ne verrions rien... 
Après avoir mangé, nous reprîmes donc la route du retour, très très très déçus par notre expérience du jour, d'autant plus qu'en revenant sur le village, le temps s'éclaircissait à nouveau !!! Là, je viens de relire notre guide touristique. Il y a une ligne que nous avions dû sauter : "les vues sont magnifiques, du moins quand le temps n'est pas couvert." C'est bon à savoir...

Au retour, pour nous réchauffer et nous consoler, nous décidâmes de faire une halte dans une petite pâtisserie qui nous avait été recommandée par nos deux amis américains et qui valait vraiment le coup : non seulement, tout y est délicieux (moi qui regrette tellement les pâtisseries françaises depuis notre arrivée au Chili, j'ai adoré!!!), mais en plus les propriétaires sont adorables !!! Donc ce que nous avons préféré d'El Chaltén, c'est finalement la pâtisserie "La nieve" (faites passer le mot!!!)

Malgré cette journée décevante, nous continuions à croire à notre bonne étoile : nous récupérions nos sacs à dos et entreprenions de faire du stop pour rejoindre El Calafate, 220 km plus au sud... Nous n'aurions pas dû !! Après une heure de demie d'attente, nous avons finalement dû nous rabattre sur l'autobus. Sans rencontres enrichissantes ni aventures, nous sommes quand même arrivés à destination : El Calafate !

El Chaltén

8 y 9 de Febrero de 2010: Ruta 40 del Paso Huemules hasta El Chaltén

Continuo el relato donde lo dejo Marie, justo en el límite entre Chile y Argentina, y más exactamente en el desértico paso fronterizo de Los Huemules.
Tras las desalentadoras palabras de los carabineros, que dudaban de que alguien que cruzase este paso  nos llevase hasta la ciudad de Perito Moreno, ya no sabíamos que hacer, pues pasaba el tiempo y comenzaba a hacerse desesperante estar en un sitio tan inhóspito y lejos de cualquier parte. Pasaron 2 horas sin que apareciese ningún vehículo, pero finalmente vimos acercarse desde el horizonte chileno un par de autos, a los que casi me lanzo corriendo si no llega a ser por Marie, siempre más tranquila que yo en estos casos.
Así que esta vez le tocó a ella hacer de negociadora para intentar conseguir unas plazas para escapar de la prisión donde nos encontrábamos, aprovechando que tenían que bajar del vehículo para pasar el control migratorio.
La suerte por fin se puso de nuestro lado, ya que un matrimonio chileno se dirigía justo en la dirección que queríamos, y después de un momento de reflexión que se me hizo eterno, aceptaron adoptarnos en su camioneta.
Ya mucho más relajados pudimos entablar conversación con la agradable pareja, procedentes de la Región de Aysén, mientras dábamos nuestros primeros pasos sobre ruedas en la Patagonia Argentina.

El cambio de paisaje entre ambos países fue radical, pasando de zonas montañosas con abundante vegetación arbórea a la más pura estepa, donde el horizonte parecía no terminar nunca. Aunque lo que a primera vista parecía un paisaje desértico, se nos fueron presentando muchas sorpresas en forma de una increíble vegetación adaptada a condiciones extremas de viento y sequía, y una variada fauna compuesta por guanacos, ñandúes, flamencos y rebaños de ganado.

El viaje hasta la ciudad de Río Mayo trascurrió por un duro camino de ripio, y después de 2 horas nos despedimos de la pareja, ya que continuaban su viaje hacia el norte. 

De nuevo teníamos que buscar la forma de continuar bajando más al sur, y esta vez parecía más fácil, ya que nos encontrábamos en un lugar poblado y con un servicio de buses hasta la ciudad más grande de la zona, que era Perito Moreno. Pero como era de suponer, sólo había un bus al día y hasta el día siguiente no salía otro. Así que como no teníamos nada mejor que hacer, y aún no era de noche, continuamos tentando a la suerte con nuestro pulgar levantado. Ya estábamos pensando en donde pasar la noche después de otra larga espera sin resultados, cuando una furgo se paró para preguntarnos como llegar a Perito Moreno, y casi se me escapa decirles que si nos podían llevar antes de responderles, pero me relaje un poco y siendo muy amable les indique tranquilamente. Se lo pensaron un poco, dieron media vuelta y fueron a repostar combustible. Casi pierdo la esperanza, pero al rato vuelve a aparecer la misma furgo, que lentamente se acerca a nosotros, aunque con un movimiento de negación de sus ocupantes. Esta vez si que me falto poco para desesperarme, y solo lo evito la sonrisa en la cara del chofer, que delato a los buenos actores, y alegremente nos invitaron a subir y añadirnos a un autoestopista más que iba con ellos. 

El grupo furgonetero quedo finalmente formado por los 3 turistas suizos (un padre viajando con su hija y una amiga), el otro autoestopista que resulto ser francés y nosotros dos. Alegremente pudimos continuar la ruta muy bien acompañados, aunque con algún imprevisto como el pinchazo de una rueda. Por fin logramos alcanzar el ansiado objetivo del día, llegar a la ciudad de Perito Moreno. El viaje fue largo, llegando ya de noche, y decidimos que lo mejor sería ir a descansar. Aún nos quedaba un extenso tramo de más de 800 km. hacia el sur para arribar al siguiente lugar de interés: el gran glaciar del mismo nombre... 

Gracias a la oficina de turismo que estaba abierta hasta las 12 de la noche, pudimos informarnos sobre los campings y los buses al día siguiente hacía el sur. La gran sorpresa fue que durante la cena en el camping conocimos a un grupo de argentinos, entre los cuales se encontraba un matrimonio que se dirigía en la misma dirección que nosotros. Así que después de comprometernos a estar en pie a las 7 de la mañana, nos fuimos a dormir con un problema menos en el que pensar.

Esta vez si que la suerte se cebo con nosotros, puesto que a parte de tener resuelto el transporte hacia el sur, se sumo la compañía de una pareja de argentinos de lo más agradable. Con ellos pudimos visitar además uno de los enclaves arqueológicos más importantes de Sudamérica, La Cueva de las Manos, que se encuentra en un increíble cañón.

El resto del recorrido trascurre por un monótono paisaje, salpicado de algún cerro o río aislado, y sobre todo fuertemente sacudido por un viento constante. Y así, después de 10 horas de viaje ininterrumpido y más de 600 km. hicimos un alto en otro punto destacable, El Chaltén; pero eso ya es otra historia ...

 

Ruta 40

7 et 8 février 2010 : Carretera Austral de Chaiten à Coyhaique

C'est à ce moment là que notre voyage a soudain pris un nouveau virage : la "Carretera Austral" (route australe) version Pékin Express !!!
Après une traversée de nuit sur les sièges du ferry, nous avons accosté de bon matin dans la petite ville de Chaitén, qui n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était depuis l'éruption du volcan portant le même nom en 2008. Les pluies de cendres et les inondations ont en effet entraîné le départ de la plus grande partie des habitants vers Chiloé. Chaitén donne donc un peu l'image d'une ville fantôme...

Ceux qui sont super au point avec les fonctionnalités du blog et ont réussi à traduire l'article de Miguel sur Chiloé, savent déjà que nous avons eu des difficultés à prendre le ferry pour passer de Quellon à Chaitén. Finalement, celui que nous avons pris été programmé pour arriver le samedi mais fut reporté d'un jour en raison du mauvais temps. Nous sommes donc arrivés un dimanche matin au port de Chaitén... Ce petit détail n'avait aucune importance jusqu'à ce que nous descendions du ferry et que nous découvrions que le dimanche, il n'y a aucun bus qui parcoure la "Carretera Austral". Pas question d'attendre à Chaitén toute une journée : le temps restant avant de prendre notre avion à Punta Arenas était compté et les choses qui restaient à voir infinies !!!! 
A la sortie du ferry, nous avons donc entrepris de faire du stop, ce qui ne s'est pas avéré du tout facile car les voitures qui passaient étaient essentiellement celles qui descendaient du ferry et étaient toutes chargées, et en plus, nous n'étions pas les seuls à avoir la même idée : tous ceux qui avaient traversé à pied faisaient de même !!!!! Les plus stratégiques, avaient anticipé le problème et cherché une voiture pendant la traversée... Nous avons finalement trouvé un chauffeur local qui nous a amené à la sortie de la ville et qui nous raconta avec émotion l'histoire de la ville et de ses habitants qui ne veulent pas l'abandonner, malgré toutes les mesures prises par les autorités. 

Nous nous sommes alors retrouvés sur la mythique "carretera austral" : 1240 km dont une grande majorité de piste à travers forêts humides, glaciers, rivières, cascades... Très peu de voitures car la route est mauvaise et longue, de nombreux cyclistes en quête d'aventure. Miguel aurait voulu sauter sur un vélo pour en faire de même mais je l'en ai empêché !
Après plus d'une heure, nous étions toujours à la sortie de la ville et nous avions dû voir passer 5 ou 6 voitures... Lorsqu'enfin une voiture s'arrêta, un groupe de 4 personnes qui était arrivé depuis peu et s'était installé devant nous, en profita... Nous avons finalement réussi à négocier pour monter avec eux à l'arrière du pick-up. Nous étions serrés (ou plutôt écrasés) au milieu des personnes et des sacs à dos, il faisait froid et il pleuviotait mais cela nous a quand même permis de faire 80 kilomètres jusqu'à un croisement  (Villa Santa Lucia) où il ne passait pas plus de voitures, où il ne faisait pas plus beau mais où il y avait un abri.
Encore plus d'une heure d'attente... Pas de voiture... Nous lisons les messages gravés à l'intérieur de notre abri : "Ça fait 3 jours que nous attendons, pas une voiture ne passe..." Nous nous voyions déjà planter la tente pour passer la nuit quand enfin une voiture s'arrêta : un couple de suisses allemands qui avaient remarqué que j'avais la même marque de pantalon qu'eux !!!! Sauvés, nous avançons encore un peu jusqu'à la station service d'un petit village, La Junta, où nous rencontrons un couple faisant la route dans l'autre sens et à vélo. Suite à une panne de vélo, ils étaient coincés là depuis 3 jours à attendre une voiture assez grande pour les emmener avec leurs deux vélos jusqu'au réparateur le plus proche... Toujours pas gagné pour nous, encore moins pour eux !

C'est alors que sont apparus nos sauveurs : un jeune couple de Rancagua (lui, travaille à la mine de Sewell que nous avons justement visitée) qui nous a amenés à leurs côtés presque jusqu'à Coyhaique, notre objectif de la journée. En leur compagnie, nous avons visité le glacier Ventisquero Colgante (magnifique!!),  et  découvert par la fenêtre de la voiture une végétation exubérante, des paysages époustouflants par l'absence de toute présence humaine à des kilomètres. Nous avons passé de très bons moments dans la voiture malgré le mauvais état de la route en discutant et en écoutant de la musique... Merci beaucoup à nos deux sauveurs !!! Plus que quelques kilomètres (en bus cette fois) et nous avions rejoint Coyhaique, la ville la plus grande de la "carretera austral". 420 km de stop en une journée !!! Pékin Express n' a qu'à bien se tenir !!!

Après une très bonne nuit réparatrice dans un petit hostal de Coyhaique, nous reprîmes la route vers le sud. Nous aurions voulu descendre davantage du côté chilien pour traverser le Lac General Carrera en bateau. Cependant, il aurait fallu réserver à l'avance les traversées, ce que nous n'avions bien évidemment pas fait...  Du coup, il nous a semblé que la meilleure option qui s'offrait à nous était de traverser la frontière et de passer en Argentine par le passage frontière de "Los Huemules". Nous nous disions qu'une fois en Argentine, la route serait meilleure et nous trouverions des bus descendant vers le sud. Nous reprîmes le stop à la sortie de Coyhaique pour rejoindre la frontière et......... nous vîmes s'arrêter nos sauveurs de la veille qui avaient décidé de prolonger leur promenade !!!! Décidément, nous étions liés à eux !!! Ils nous déposèrent en chemin, dans un endroit tellement venté que nous avions du mal à avancer. Heureusement, peu de temps après, nous avons trouvé une autre voiture qui nous déposa à l'aéroport à deux kilomètres de la frontière. Nous terminâmes donc la route à pied et passâmes la frontière, qui se situait entre l'aéroport côté chilien et un grand désert aride côté argentin... A perte de vue : de la terre et de la poussière. De temps en temps un camion arrivait pour passer au Chili mais dans l'autre sens, personne ne semblait vouloir s'aventurer en Argentine... Nous vîmes même plusieurs voitures arriver, nous redonnant subitement le moral, et ...faire demi-tour ! Nous étions coincés sur cette terre n'appartenant à personne. Aucun bus bien évidemment et personne. Les gardes frontières ne se montraient pas vraiment optimistes...Avions-nous pris une mauvaise décision en voulant passer en Argentine par ici ?

Carretera austral

2-6 de Febrero de 2010: Isla Grande de Chiloé

Nos dirigimos desde Puerto Varas a Chiloé con grandes expectativas, debido a que mucha gente de la que conocímos en Chile nos habló de ella como uno de los lugares más lindos para visitar.

Tras cruzar en ferry el estrecho que separa la isla del continente, hicimos parada en Ancud, donde la lluvia hizo su primera aparición, acompañada además de un fortísimo viento. Sin mucho tiempo para dudar, ya que la lluvía no lo permitía, decidimos ir directamente a un camping que nos habían recomendado unos lugareños.

Al día siguiente, ya con el tiempo más calmado, pudimos pasear por la ciudad tranquilamente y decidir un poco lo que visitaríamos en la isla. En la oficina de turismo nos informaron sobre un tramo de un día del Sendero de Chile que recorre la costa, y optamos por realizarlo. Empezamos por recuperar algo de energías haciendo turismo gastronómico, ya que también es una parte fundamental de la cultura chilota. Y que mejor que comer el tradicional curanto al hoyo en un restaurante a las afueras de Ancud. Además de ser un plato delicioso mezcla de marisco, carne, papas, milcao y chapalele, tiene una laboriosa preparación de más de 2 horas, que pudimos seguir desde el principio junto con varios agradables turistas chilenos.

Continuamos recorriendo el extremo noroeste de la costa, desplazándonos de la forma ya habitual de hacer auto-stop, y así conseguimos llegar a los islotes de Puñihuil donde hay colonias de pingüinos, aunque debido a la tempestad los paseos en barco estaban suspendidos. Tras tener que posponer por segunda vez el observar pingüinos, y con la gran desilusión de Marie, fuimos pasando de camioneta en camioneta hasta llegar al principio del camino en Duhatao, que discurre junto a playas paradisíacas.

Al llegar ya tarde a nuestro punto de partida, no pudimos andar tanto como esperamos, y en cuanto el sol comenzó a ponerse tuvimos que buscar un lugar para plantar la tienda. A la mañana siguiente el cielo ya amenazaba con lluvia, y no tardo mucho en hacer acto de presencia, haciendo algo más duro el camino, ya que el terreno se presentaba embarrado. A esto se sumó lo salvaje del sendero, que en ocasiones se cerraba sobre si mismo por la densa vegetación, recordándome mucho a la selva peruana. Debido a esto, en varias ocasiones nos desviamos del camino, lo que nos hizo perder tiempo y también la calma, llegando a desesperarnos por no saber realmente cuanto nos quedaba para llegar.

Mojados, cansados y algo preocupados por encontrarnos perdidos en medio unas condiciones duras, continuamos tirando hacia sur guiándonos por la linea de costa, vadeando algunas entradas de agua. Lo bueno era que el paisaje ayudaba a seguir, gracias a las espectaculares vistas y lo virgen del lugar.

Finalmente, después de todo el día caminando y ya con poca luz, descubrimos con alegría una rodada de auto en la playa, lo que nos indico por donde podríamos seguir y alcanzar algún lugar habitado.
Una pista nos llevó hasta un alojamiento que lleva el nombre de Los Senderos de Chepú,  muy apropiado a nuestra situación. Así que viendo que lo mejor era descansar en un lugar seco, dejamos de lado la carpa y nuestros sacos mojados , , y nos dimos el placer de pasar la noche en un hostal. La suerte resultó ser que estaba regentado por una agradable familia, que nos acogió como si fuésemos parte de ella.

Gracias a una reconfortante noche, secos, limpios y muy motivados por haber superado las dificultades del día anterior, continuamos nuestro camino de regreso a Ancud en un auto con una pareja de suizos. Visitamos el resto de la ciudad, y después de enterarnos que se había suspendido la minga (tradicional traslado de casas en Chiloé) con motivo del naufragio de una familia chilota durante la tempestad del día 2, cambiamos nuestros planes y partimos hacia Castro.

La ciudad más grande de la isla nos acogió en un desordenado camping que contrastaba con nuestro último alojamiento. Pero sin el peso de la mochila recorrimos algunos lugares lindos y muy pintorescos. También reservamos el pasaje de ferry para cruzar de nuevo al territorio continental al día siguiente, ya que la siguiente salida era en 5 días.

Desde Castro fuimos a Quellón, y una vez allá solo tuvimos tiempo para esperar la salida del barco, que nos llevaría durante la noche hasta Chaitén.


Chiloe

1er et 2 février 2010 : Frutillar et Puerto Varas

Suite de notre périple : Frutillar. Après la Région des Fleuves à Valdivia, nous entrons dans la Région des Lacs. Et nous comprenons pourquoi : après une longue descente à pied depuis Frutillar Alto, nous découvrons l'étendue du lac Llanquihue. Nous nous sommes alors mis à chercher désespérément le fameux Volcan Osorno, dont tout le monde nous avait tellement parlé... Pas de chance, celui-ci avait rendez-vous avec les nuages et nous avec le vent et le froid ! Petite promenade dans Frutillar. Dépaysement total : on se serait vraiment crûs dans un petit village allemand ! Des rues propres et ordonnées, de splendides maisons en bois aux jardins très bien entretenus, de nombreux cafés et restaurants proposant la spécialité de la ville, le "Kuchen", et pour conclure, un Musée historique colonial allemand !! Un petit coin d'Allemagne au Chili... Nous sommes arrivés juste pendant la Semaine Musicale de Frutillar et nous étions dit que nous pourrions peut être en profiter pour assister à quelques concerts mais malheureusement, toutes les places étaient payantes et réservées depuis longtemps. Nous nous sommes donc rabattus sur les délicieux Kuchen avant de reprendre la route en direction de Puerto Varas...

Les deux villes sont assez proches, nous avons donc entrepris de faire du stop, ce qui nous a valu  plusieurs rencontres intéressantes : entre autres, nous avons voyagé avec un employé pour une entreprise fabriquant de la bière  (Frutillar ne serait pas un petit coin d'Allemagne sans les différentes bières qui y sont élaborées!), puis avec un camionneur transportant de petits saumons. Élevés dans le lac, ils sont ensuite transportés plus au sud pour y grandir et grossir... Nous avions aperçu plusieurs fois ces gros camions chargés de conteneurs blanc et de bombonnes à oxygène et avions émis plusieurs hypothèses à leur sujet. La plus probable, selon nous était qu'ils transportaient de la bière... Et bien non!!! Nous nous sommes couchés moins bêtes ce soir-là!!!

Arrivés à Puerto Varas, nous avons difficilement trouvé un petit coin de cour dans un hostal pour planter notre tente car tout était plein... Nous y avons fait la connaissance des propriétaires, un couple adorable qui nous ont accueillis très chaleureusement, ainsi que de deux "Gringos" (des États-Unis) résidant à Santiago et visitant le Chili, tout comme nous, pendant leur vacances. Ayant parcouru déjà tout le sud, ils nous ont donné de précieux conseils pour la suite. Soirée folklorique et visite de la ville le lendemain, placée sous le signe de l'architecture. Nous avons bien aimé Puerto Varas, ville qui nous a parue dynamique et sympathique, même si elle reste très touristique... Dans les environs, nous laissons de côté pour une autre fois, les Chutes de Petrohué (choix stratégique pour avoir le temps d'arriver "jusqu'en bas") et la ville de Puerto Montt qui semblait moins attractive que Puerto Varas...  Direction : l'île mystérieuse de Chiloé !

Frutillar et Puerto Varas
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