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19 y 20 de Junio 2010 - Piedras Blancas con nieve

El mal tiempo llegó de repente, y una semana entera de lluvia continua se nos hizo muy dura, pues no estábamos acostumbrados y nos recluyó demasiado tiempo en casa.

Por suerte daban despejado para el fin de semana y la blanca cordillera me atraía inevitablemente. A Marie sin embargo no le hacia tanta gracia ir a pasar frío y prefería quedarse a descansar al calor de la estufa. Pero yo no era el único que quería ir a disfrutar de los primeros copos de nieve del año. Juan Pablo también estaba deseoso de pisar el blanco suelo, y como tenia el fin de semana libre no tardó nada en decidirse. 

De nuevo nos decantamos por ir a los Altos del Lircay, siguiendo la ruta hacia el Cerro Peine que habíamos realizado a principios de Mayo, ya que conocíamos bien el sendero y con nieve no era recomendable perderse.

Realmente parecía otra reserva que aquella que visitamos en otoño, pues el blanco coloreaba todo y era más fácil perder el rastro del sendero. Aunque gracias a una huella de alguien que había pasado antes que nosotros, se nos facilitó algo la marcha durante parte del camino. En un último tramo, ya sin huella, el camino se complicó y tuvimos que avanzar duramente con la nieve por encima de las rodillas.

Finalmente conseguimos localizar una explanada llamada Piedras Blancas, que esta vez si que aparecían blancas de verdad, y viendo que se acercaba la noche decidimos usarla como campamento. Rápidamente nos dispusimos a cocinar, ya que en reposo la baja temperatura se hacía más evidente y sólo pensábamos en el calor del saco. El termómetro confirmó nuestra sospechas, estábamos cerca de 0ºC y durante la noche bajamos a varios grados bajo cero. 

Al día siguiente todo apareció congelado, la vegetación, la condensación de la carpa y desgraciadamente también nuestras botas . Después de tomar un buen desayuno para entrar en calor, con mucho sufrimiento introducimos nuestros pies en la heladas botas, y emprendimos el camino de regreso, entrando en calor poco a poco.

El paisaje mágico nos pedía continuar más tiempo, pero ambos teníamos compromisos y debíamos volver pronto. Así que como siempre, tuvimos que despedirnos sin desearlo de la montaña hasta la siguiente escapada.

Piedras Blancas

Le 12 juin 2010 : Retour à Los Queñes, à la recherche de la "Cueva del Pirata" (La Grotte du Pirate)

Nous avons profité des derniers jours de l'automne pour reprendre le chemin de la Cordillère...
L'objectif de la journée : prendre l'air, redécouvrir le petit village de Los Queñes, où nous étions déjà allés plusieurs fois et visiter la "Cueva del Pirata" (Grotte du Pirate)...!!! 
Le dernier objectif ne fût pas le plus facile : Miguel était déjà venu, guidé par Arantza et Daniela,les filles de Sandra et Manolo, nos propriétaires et amis, mais impossible de se souvenir du chemin alors emprûnté... Les pirates n'étaient pas décidés à nous montrer leur grotte ! Nous avons cherché le sentier pendant un bon moment, avons fini par pique-niquer dans le lit de la rivière Claro et lorsque nous avons repris nos recherches, nous avons découvert le fameux sentier qui n'était pas si caché que cela...

Après une jolie promenade dans la forêt automnale, nous avons finalement trouvé la "Cueva del Pirata"! Aucun pirate, un petit trou dans la montagne, des tubes pour pomper l'eau et l'amener aux maisons du village... Après les Geysers du Tatio, les Torres del Paine, les Saltos del Laja, pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais nous l'avions trouvée, cette fameuse grotte... après trois bonnes heures de recherches !!!!

Avant de prendre le bus de retour, nous avons redécouvert le petit village de Los Queñes : la douane, le pont suspendu, la jonction des deux rivières... et profité d'un joli coucher de soleil qui mis fin à notre petite journée de "mini mini trekking", comme dirait Miguel !!!

Los Queñes - Cueva del Pirata

Du 18 au 22 mai 2010 : A la découverte de la région du Bio-bio (côté Cordillère)

Les vacances d'automne sont arrivées et c'est la fin du travail à la cave pour Miguel : une semaine pour souffler...
Nous n'avons rien organisé, nous voudrions aller en Argentine rendre visite à nos amis de Cordoba et Rafaela et voir les chutes d'Iguaçu. Mais nous prenons conscience des distances soudainement : quatre jours de bus sur sept, ça fait beaucoup... Et la fatigue commence à se faire sentir, les jours sont courts et moins ensoleillés...
Finalement, nous décidons de visiter la Région du Bio-Bio, que nous avions laissée de côté cet été. Malheureusement, la côte et plus particulièrement les villes de Concepción et Constitución ont été très endommagées par le tremblement de terre du 27 février dernier. Nous optons donc pour la Cordillère, un voyage sous le signe de l'eau dans tous ses états : lacs, rivières, cascades, geysers et eaux thermales...

Destination première : Réserve Nationale de la Laguna del Laja. Assez décevante finalement malgré les belles photos que nous y avons prises... Tout d'abord, la réserve est très difficile d'accès sans voiture personnelle : il faut prendre un bus depuis Los Ángeles, marcher sur une piste forestière sans grand intérêt pendant 11 kilomètres pour atteindre la zone de randonnée proprement dite. La piste ayant été endommagée par un éboulement lors du tremblement de terre, très peu de voitures y circulent et le stop n'est donc pas très efficace. Autre point négatif : bien que ce soit une réserve nationale, un barrage installé par une centrale électrique et une station de ski gâchent un peu le paysage.
Ceci mis à part, le volcan Antuco et la Sierra Velluda offrent des paysages magiques, les coulées de lave de la dernière éruption s'étendent à perte de vue, et au sommet d'une longue pente abrupte, la Laguna del Laja s'impose. Silence et solitude. Il y a 70 ans, l'éruption bloqua le cours de la rivière Laja, créant ce barrage naturel. Nous retrouvons la fameuse rivière plus bas surgissant sous la lave à la cascade El Salto de Las Chilcas.

Nous retournons sur nos pas pour visiter la ville de Los Ángeles, dont le principal intérêt est le musée d'art mapuche qui est malheureusement fermé car endommagé pendant le tremblement de terre et poursuivons notre périple pour rencontrer une nouvelle et dernière fois la rivière Laja aux cascades des Saltos del Laja.  Il s'agit en fait de deux grandes chutes d'eaux de 50 m de haut en forme de fers à cheval. Impressionnantes  chacune de son côté et chacune à sa façon... En raison de la construction d'un hôtel entre les deux, elles ne peuvent être observées ensemble que vues du ciel ou de l'hôtel.  La première chute est la plus connue. Elle peut être observée depuis la route. Une allée asphaltée conduit ensuite au sommet ou aux pieds de la cascade. Miguel a réussit à accéder aux pieds de la cascade malgré les projections d'eau. Moi, j'y ai renoncé. A mi-chemin,  j'étais déjà trempée et avais manqué de glisser sur la mousse à plusieurs reprises... La majorité des touristes qui visitent le site ignorent la présence de la deuxième cascade mais j'avais vu une photo du site vu du ciel. En insistant auprès de la personne chargée de l'information touristique, nous avons finalement obtenu quelques indications permettant d'accéder au deuxième site. Après une demi-heure de marche et la traversée d'un camping fermé, nous avons eu le privilège de contempler la deuxième cascade, plus sauvage et plus authentique. Sans doute les cascades les plus grandes que nous avons vu. Nous ne pouvons nous empêcher de penser aux chutes d'Iguaçu...

Troisième destination : Chillán. Encore fallait-il y arriver depuis les Saltos... N'étant pas en saison touristique, aucun bus ne faisait la liaison Saltos del Laja - Chillán. Nous avons donc combiné autostop et bus pour arriver finalement à notre destination, Chillán, où nous avons trouvé sans problème un petit hostal pour nous doucher et nous reposer. Après deux nuits sous tente, un vrai plaisir ! Sans parler du repas copieux que nous nous sommes offerts à La Motoneta, restaurant le plus connu de Chillán... Un vrai délice!!!
Le lendemain, nous étions frais et dispos pour une excursion d'une journée dans la Cordillère des Andes, à la découverte des fameux Nevados de Chillán, connus dans tout le Chili pour leurs beaux paysages, leurs thermes et leur station de ski de luxe avec Hôtel 5 étoiles et casino... Là encore, pas facile d'y accéder sans voiture personnelle : nous avons dû combiner bus, marche à pied et stop pour arriver à la station. Et une fois en haut, pas grand chose à voir à priori : un grand hôtel, un casino, une station de ski hors saison, des piscines d'eaux thermales à ciel ouvert payantes. Nous avons opté pour une option alternative : arriver jusqu'à l'endroit où l'eau thermale est pompée, les geysers et leurs fumeroles ! Une belle promenade dans la forêt automnale, et au sommet la récompense pour nous tout seuls. Nous avons même pu tremper nos pieds dans l'eau tiède retenue par des barrages de pierres aménagés sur place, avant de pique-niquer tout en contemplant la Cordillère... Il faut malheureusement contrebalancer ce beau tableau : les nombreux tubes et pompes destinés à amener l'eau aux piscines des grands hôtels gâchaient un peu le paysage... Sur le chemin du retour nous avons visité la Grotte des Pangües et avons fait une belle rencontre en stop : nous avons rejoint la ville de Chillan en compagnie d'un père et son fils qui nous ont fait part de leurs riches expériences montagnardes. 
Le lendemain, avant de rentrer à Curico pour reprendre l'école, nous avons visité la ville de Chillàn : sa place d'armes, sa cathédrale, son marché artisanal, son marché en plein air et, ce qui fait sa renommé, son marché  couvert de "longanizas" (saucisses). Nous n'avons pas pu nous empêcher d'en ramener pour les déguster plus tard en repensant à notre voyage de quatre jours à travers la région du Bio-Bio...

Viaje VIII Región

1 y 2 de Mayo 2010: Cerro Peine y Laguna del Alto

El otoño se encontraba en su máximo apogeo, y el mejor lugar para disfrutar de ello era sin duda la Reserva Nacional Altos del Lircay, una de las grandes reservas naturales del Maule. Aprovechando el buen tiempo que se presentaba para el fin de semana y que Marie no conocía aún esta reserva, nos organizamos para pasar allí el fin de semana.

Nos juntamos en Talca con Juan Pablo y José Miguel, dos amigos que conocí durante el Circuito de los Cóndores, y de nuevo partimos en la misma dirección que aquel recordado trekking. Esta vez no tuvimos que lamentar ninguna perdida en la terminal y llegamos sin problemas a Vilches, desde donde comienza la ruta.

Los primeros pasos discurren por un tupido bosque multicolor, donde además pudimos contemplar las piedras tacitas, que son vestigios de antiguas comunidades que las usaban como morteros, y la famosa piedra del mono.

Todo el camino transita en subida y poco a poco se fue abriendo, permitiéndonos contemplar toda la plenitud de colores de la naturaleza. En este baño de colores, fuimos avanzando, con el atardecer ofreciéndonos un espectro más amplio aún.  

Los días eran más cortos y la noche llegó rápido, lo que nos obligó a acampar a mitad de camino en un lindo paraje. Cenamos a la luz de las estrellas, viendo como iban encendiéndose las ciudades a nuestros pies.

Al día siguiente, la cima del Cerro Peine se nos presentaba cada vez más cerca, y al otro lado se nos fue apareciendo la increíble vista de la Laguna del Alto. Una vez arriba pudimos relajarnos un rato, acompañados de un numeroso rebaño de cabras que tranquilamente permanecían allá.

Tras el descanso en la cima emprendimos el retorno por la otra ladera para llegar a la impresionante laguna. El lugar invitaba inevitablemente al descanso, pero desgraciadamente sólo pudo ser por poco tiempo ya que la salida del bus estaba próxima y aún quedaba un tramo largo para volver. Con tristeza nos íbamos despidiendo de este magnifico lugar, echando varias veces la vista atrás, pero el lunes trabajábamos y no había otra opción.

También tuvimos que descartar llegar hasta el Enladrillado, conocido por su característica forma que dicen que sirve para el aterrizaje de OVNIs. Y por otro camino acortamos para llegar de vuelta a la entrada del parque, en el momento justo en el que aparecía el bus que nos llevó a Talca, donde nos despedimos de nuestros amigos hasta la próxima...

Cerro Peine y Laguna del Alto

22-28 de Febrero de 2010: Circuito de los Cóndores II

6 día: Termas - Valle del Indio (22 km.)

3:34 de la mañana. Siento como el suelo comienza a temblar, primero suave y poco a poco va aumentando de intensidad. Mil pensamientos se me pasan por la cabeza, pero realmente no sé que está ocurriendo. Miro a mi compañero de carpa y me tranquiliza al decirme que es un terremoto, algo normal en Chile. Pero cada vez el movimiento es más fuerte, acompañado además de un ruido indescriptible que proviene del interior de la tierra, y parece no acabar nunca. Se escuchan varios desprendimientos en los alrededores y un sonido semejante a una explosión en dirección a los volcanes. Esto finalmente hace que nos pongamos en alerta, ya que no paro de pensar que el volcán va a entrar en erupción, pero progresivamente la intensidad del temblor va bajando y todo vuelve a la calma.

La noche se hace eterna, pues continua habiendo temblores aunque menos fuertes. Una vez empieza a amanecer ya estamos todos en pie, dispuestos a continuar nuestro camino sin demora, pues lo que ha ocurrido no es normal y lo mejor es regresar lo antes posible.

Al grupo se suma una pareja de polacos que llegó el día anterior, y que piensan completar el circuito al igual que nosotros. Nadie conocía la ruta, pero con los mapas y las indicaciones de los arrieros esperábamos no tener problemas.

Empezamos siguiendo el curso de un río, que teñía de verde un paisaje por lo general desértico. Todo el camino cruza lugares de belleza insólita, que hacen que nos sintamos por momentos en la luna. Después de 4 horas se nos presentó una bifurcación de caminos, y optamos finalmente por tomar dirección este, ya que parecía el más corto para regresar.

No había una ruta clara, pero por orientación sólo nos quedó dirigirnos siempre hacia el este. De esta forma, no encontramos más salida que la de ir remontando los cerros que se nos presentaban de frente. La sorpresa fue que, una vez en la cima de uno de ellos, conseguimos tener una vista clara de los volcanes, que aparecían con grandes fumarolas. Esto hizo aumentar el nerviosismo en el grupo por el miedo a una posible erupción, sumándose al riesgo de que ocurriese una replica mientras caminábamos y se produjera algún desprendimiento de rocas.

Subiendo y bajando montañas, pero sin saber seguro donde nos encontrábamos, cada vez se iba haciendo más tarde y el cansancio se notaba en el grupo. Además pensábamos continuamente en la preocupación que debía tener nuestra gente, si por casualidad se enteraban de lo que estaba pasando en la montaña. Después de avanzar algo más, logramos ubicarnos más o menos, y en un último esfuerzo alcanzamos otra cima más, viendo por fin el comienzo de un valle que esperábamos que fuese el Valle del Indio, ya cerca del Parque Inglés, nuestra meta.

Una vez allá, se consiguió captar señal de radio, y fue cuando nos quedamos paralizados al escuchar la verdadera magnitud del terremoto. Las noticias no estaban del todo claras, pues la luz y las comunicaciones de casi todo el país estaban cortadas, pero no eran para nada esperanzadoras. Sólo se hablaba de pueblos destruidos y miles de desaparecidos. Esto realmente cambiaba la situación, siendo el único objetivo llegar cuanto antes a reunirnos con nuestra gente.

El problema era que ya estaba anocheciendo y poco más se podía hacer, por lo que decidimos que lo mejor era descansar y recuperar fuerzas para conseguir llegar al día siguiente. Descendimos hasta el valle donde encontramos un buen lugar para pasar la noche, acompañados todos de una gran angustia.

7 día: Valle del Indio - Parque Inglés (17 km.)

Otra noche llena de pensamientos que apenas nos permitió dormir, aunque al menos pudimos descansar las piernas. Nos obligamos a desayunar algo, pues no pensábamos parar hasta que llegásemos a nuestro destino. El paisaje de día dejaba pocas dudas de donde nos encontrábamos y, nada más comenzar a caminar, empezamos a ver los primeros signos de civilización. Al no encontrar ningún sendero pero si el principio de una pista forestal, decidimos seguirla, pues probablemente llegase hasta el Parque Inglés, aunque no aparecía en el plano.

La marcha se hizo fácil por la amplia pista y además era en bajada, comenzando poco a poco a internarse dentro de un denso bosque. El entorno era agradable pero las ganas de disfrutarlo no acompañaban, y solo había un único pensamiento.

La vista de una casa y el ruido de una motosierra nos alegró al indicarnos que ya estábamos cerca de algún sitio habitado. Pero nuestro avance se detuvo por una valla metálica que rodeaba toda la propiedad, llevándonos de vuelta al triste mundo real con sus propiedades. A lo lejos se acercó el propietario, que de malas maneras nos abrió el portón. Por la situación no apetecía entrar en una discusión, pero me quedé con ganas de decirle algo ...

El Parque Inglés apareció ante nosotros: algunos grupos de campistas se bañaban en las pozas y se divertían como si no hubiese pasado nada. Aunque la llegada de los carabineros y sus noticias procedentes de la ciudad nos volvieron a poner en nuestro sitio. Se comentaba que por una parte era mejor quedarse en el parque, pues en la ciudad no había agua ni abastecimiento de comida, pero nosotros sin duda decidimos bajar en bus.

El resto de la historia está narrado ya por Marie, pero resumiendo todo el grupo felizmente consiguió reencontrarse con sus familias y conocidos, y yo igualmente con Marie y todos los demás, por lo que sólo hubo que lamentar perdidas materiales que visto lo ocurrido carecen de importancia.


Circuito Condores II

22-28 de Febrero de 2010: Circuito de los Cóndores I

La historia de este circuito comienza antes incluso de la llegada a Chile. Esto se debe a que fue uno de los primeros objetivos que me fije allá por el mes de mayo de 2009, mientras buscaba rutas de montaña para hacer por la región del Maule. Poco a poco se fue convirtiendo en una obsesión, y más aún cuando aparecía ante mi el imponente volcán Descabezado Grande, que se puede divisar desde la ciudad de Curicó.

Desde nuestra llegada a Chile no cese nunca de buscar gente para que me acompañara, pero la respuesta era casi siempre la misma: "¡estás loco weón!". Finalmente, a principios de diciembre, me decidí a publicar un mensaje en un foro de montaña, y conseguí contactar con un chico de Talca dispuesto a realizar la ruta que proponía. Como las fechas con las que contaba eran bastante fijas, entre el final de nuestro viaje por el sur y la llegada de mis padres, disponía tan sólo de una semana para llevarla a cabo.

La suerte fue que él también tenía esa semana libre, y además otros amigos suyos también nos acompañarían, así que con la fecha clara no quedaba más que esperar.

Llegó el día y, tras despedirme de Marie que empezaba justo con las clases, partí dirección Talca a encontrarme con mis amigos cibernéticos. Nos reconocimos enseguida por nuestro aspecto montañés, y cual sería la sorpresa cuando él se dio cuenta de que ya nos conocíamos. Yo no le recordaba debido a mi mala memoria para las caras, pero resulto ser uno de los ciclistas que conocimos en el bus justo el primer día de nuestra llegada a Chile y que muy amablemente nos habían invitado a pasteles típicos chilenos. Muchas veces me había arrepentido por no pedirle su celular en esa ocasión, pues había sido uno de los pocos chilenos que conocí apasionado por la montaña. Felizmente el destino finalmente nos reunió de nuevo.

Después de las presentaciones de todo el grupo tomamos el bus dirección Vilches, donde comenzaríamos la ruta.

1 día: Vilches Alto - Valle el Venado (23,4 km.)

Nada más bajar del bus ocurrió el primer contratiempo: la carpa que llevaban se les quedó olvidada en la terminal de bus. Unos momentos de incertidumbre que se hicieron eternos y al final una decisión clara: ya no había vuelta atrás. La preocupación de como dormir llegaría en la noche, ahora sólo quedaba caminar. Después de pasar a la administración de la CONAF, donde tuvimos que dejar nuestros datos y la ruta que íbamos a seguir, nos internamos en la boscosa reserva de los Altos del Lircay.

Durante los primeros kilómetros se avanza en subida por un tupido bosque nativo, en el que destacan algunos ejemplares de gran tamaño. Poco a poco el paisaje se va abriendo y se llega a la quebrada del Río Claro, con unas impresionantes vistas de la cordillera donde resaltan imponentes el volcán Descabezado Grande y el Cerro Azul.

Con nuestros objetivos a la vista, emprendimos el descenso al valle por una bajada pronunciada y, una vez abajo, continuamos por un lindo arenal que recibe el apropiado nombre de La Playa.

Tranquilamente, pues el sendero era casi llano, alcanzamos el campamento del día en el Valle del Venado, donde pudimos descansar y prepararnos una reconfortante cena. A los cuatro valientes sin carpa no les quedo otra que vivaquear, esperando que no hiciese demasiado frío durante la noche.

2 día: Valle el Venado - Aguas termales del río Blanquillo (11 km.)

La noche no pasó sin contratiempos, ya que un visitante imprevisto hizo su aparición en forma de gran rata blanca. El resultado fue un tremendo agujero en la carpa y media tableta de chocolate menos. Después del malhumor de ver mi querida casita dañada, no quedó más remedio que superarlo y proseguir la ruta.

Esa mañana se añadió a nuestro grupo otro más, que andaba sólo porque su compañero se había lesionado y tuvo que regresar, y él no quería volverse sin llegar hasta el volcán.

Desde los primeros pasos el camino marcha en subida continuada, al principio por un bosque de robles y más adelante por una estrecha quebrada, delimitada por paredes de basalto y piedras de origen volcánico a cada lado.

Después de la dura subida llegamos a la laguna Blanquillo, que se nos apareció prácticamente seca y en donde aprovechamos para descansar un rato y reagruparnos. Continuamos el cauce del río, que hay que vadear varias veces, y se prosigue por un terreno puramente volcánico sobre piedra pómez, en un paisaje mágico que parece sacado de otro mundo.

Como a un oasis llegamos a las vegas del Blanquillo, que forman un verde pastizal y en donde había ganado lanar, caballos y hasta una alpaca. Y avanzando un poco más alcanzamos las deseadas termas del volcán, donde teníamos previsto acampar varios días. No eramos los únicos, pues había un grupo de 15 alemanes acompañados de guías y arrieros con sus caballos. Lo bueno fue que decidieron avanzar algo más ese día, y realizar otro campamento arriba, así que pudimos tener un poco más de tranquilidad.

Montamos un improvisado refugio para proteger del viento a los "sin techo", y con una lona pudieron resguardarse algo más del frío . Y bien temprano nos fuimos a dormir, pues nos esperaba un día duro.

3 día: Termas - Volcán Descabezado Grande - Termas (20 km.)

El día anterior habíamos planificado que lo mejor era salir muy pronto para lograr llegar a la cima sin demasiado calor. Así que dicho y hecho, a las 3 de la mañana o de la noche, según se vea, estábamos ya en pie. Un buen desayuno, cargarnos de agua y comenzamos a caminar a las 5 a la luz de las estrellas y nuestros frontales.

Prácticamente toda la ascensión discurre por piedra pómez, por lo que el avance se hace lento y agotador, debido a que es un terreno muy suelto. En los tramos de mucha pendiente se hace claro el dicho de: "avanzas tres pasos y retrocedes dos", siendo a veces muy desesperante.

Los últimos 1000 m. de desnivel sobre la ladera del volcán se realizan en un continuo zig-zag, hasta que se llega a una parte rocosa donde se avanza mejor, aunque casi hay que escalar. Todo este último tramo es el más duro, y el grupo se divide según el ritmo de cada uno. Yo prefiero un ritmo más constante que parar a cada rato, así que la cima me atrae inevitablemente y emprendo en solitario la última parte. Esto hace que llegue totalmente sólo a la cima y disfrute de unos momentos de increíble paz, junto al cráter de más de 1 km. de extensión y repleto de carámbanos o hielos en forma de penitentes.

La vista desde la cima a 3.830 m. es indescriptible, pues uno se siente realmente dentro de la cordillera de los Andes, rodeado de montañas cubiertas de hielo y volcanes. En primer plano destaca sobre todo el cráter del volcán Quizapu, que aparece imponente junto al Cerro Azul.

Después de la emotiva llegada de cada miembro del grupo, las respectivas fotos y un buen descanso, emprendimos el camino de regreso. En ocasiones se me hizo casi más duro que la subida, pues al deslizarse por la piedra pómez, esta se metía en la zapatillas y dañaba los pies. Finalmente conseguimos llegar al campamento mientras atardecía, disfrutando de los bellos colores y obteniendo nuestra recompensa en forma de baño en las cálidas termas y una contundente cena.

4 día: Descanso en las Termas

Nos tomamos todo el día de merecido descanso, disfrutando las termas, aprovechando a lavar ropa, dormir, ..., en fin, de puro relax. Además quedó totalmente justificado, ya que durante la tarde se levantaron unas amenazadoras nubes que nos pusieron en alerta ante una posible tormenta. Al final solo nos dejo bonitas imágenes y una fuerte bajada de temperatura, rondando los 0º C durante la noche.

5 día: Termas - Volcán Quizapu (22 km.)

La mitad del grupo decidió quedarse descansando otro día más, así que esta vez sólo tres partimos para conseguir llegar a la cima del otro volcán de la zona. Nos levantamos temprano, pues la aproximación era igualmente larga.

El camino no estaba tan claro como para el Descabezado, así que más bien por orientación fuimos avanzando dirección al otro volcán, mucho más pequeño. Fuimos atravesando paisajes desérticos, producto de su última gran actividad volcánica en 1932, subiendo y bajando cerros, e incluso atravesando alguna lengua de hielo y nieve digna de crampones y piolet.

Por fin alcanzamos el ansiado cráter, que refleja el gran poder de la naturaleza y desde donde se tiene una espectacular panorámica de los volcanes Descabezado Grande y Chico. Nos sorprendió también observar unas pequeñas fumarolas que salían de su interior.

De nuevo una pesada bajada por piedra pómez, que me hizo arrepentirme otra vez de no llevar botas altas y polainas, pues acabó por destrozarme las zapatillas, los calcetines y los pies ... Pero finalmente llegamos agradecidos de estar acampados junto a las pozas termales, que usamos para relajarnos en su rica agua por última vez.

Circuito de los Condores I

13-17 de Febrero de 2010: Torres del Paine II

3 día: Campamento Italiano - Mirador Valle Francés. 15 km (6 h.)

Este día vimos claro que iba a ser tranquilo, por lo que ni madrugamos ni nos dimos prisa para nada, aprovechando además que no teníamos que movernos de campamento.

Mucho más ligeros pudimos pasear tranquilamente por el Valle del Francés, rodeado por fantásticas formaciones montañosas coronadas de nieves perpetuas. El camino transita por un área boscosa, que va siguiendo el curso de un pintoresco río.

También disfrutamos de las impactantes avalanchas y el fuerte sonido que retumbaba en todo el valle, que hacía de caja de resonancia y lo aumentaba todavía más. Así que muy relajados por la tranquilidad de la jornada, recuperamos fuerzas para continuar con la marcha al día siguiente.

4 día. Campamento Italiano - Campamento Torres 27,5 km. (8 h.)

Otro gran día se levantaba, ni una sola nube en el cielo y casi nada de viento. Una suerte, porque según los lugareños, se pueden contar con los dedos de dos manos los días así durante el año. Lo habitual es que pases las 4 estaciones a lo largo de un día.

La primera parte de la ruta transita junto al Lago Nordenskjold, pasando de una vegetación arbórea a un matorral bajo y herbáceas. Paisajes patagónicos nos rodean, montañas nevadas y lagos, hacen que sea una maravilla caminar.

Posteriormente el camino gira hacia el norte y poco a poco vamos entrando en el valle, acompañados del Río Ascencio. La subida se hace algo dura pero muy entretenida, llegando sin problemas al Campamento Torres, que nos acogerá para la última noche en el parque.

Como Marie superó muy bien las fuertes pendientes del día, para recompensarla tocó ración doble de comida y un postre "especial" (mejor ver foto), pero con tan pocos ingredientes más no se podía hacer ...

5º día: Campamento Torres - Mirador - Laguna Amarga. 25 km. (6 h.)

Nuevamente estábamos de enhorabuena, el último día amanecía casi despejado y eso nos dio ánimos para emprender la subida que nos permitiría llegar al mirador de Las Torres.

Mientras ascendíamos por un empinado camino nos cruzamos con mucha gente que estaba de vuelta, lo que nos sorprendió mucho. Luego ya comprendimos que habían madrugado para ver el amanecer arriba, y nos dio algo de envidia y rabia por no haber hecho lo mismo ...

Algo decepcionados continuamos la subida, pero después de ver las magníficas moles graníticas que dan nombre al parque se nos fue pasando el enfado. Además tuvimos la suerte de disfrutarlas solos, pues no quedaba nadie de los que habían subido tan pronto, y al final pensamos que mejor así que rodeados de gente.

La alegría aumentó inevitablemente cuando de repente hizo su aparición el rey de los Andes, volando desde detrás de la Torre Central, deleitándonos con su majestuosidad y mostrándonos el lugar estratégico de su nido. Y por si esto no fuera poco, estaba acompañado por su fiel pareja. No pudimos despedirnos de mejor forma de las Torres del Paine que junto a una pareja de cóndores, a la que no pudimos parar de mirar durante más de una hora.

Después de tan grandes imágenes grabadas en nuestra mente y también en la cámara, emprendimos el camino de regreso, desmontamos nuestra casita y continuamos hasta la entrada principal del parque para poner fin a nuestro paseo patagónico.

Torres del Paine II

13-17 de Febrero de 2010: Torres del Paine I

El Parque Nacional Torres del Paine supone un ansiado objetivo, esperado desde el comienzo de nuestro viaje por el sur de Chile.
Prácticamente todos los cálculos durante el viaje los hicimos en función de reservar el mayor número de días para hacer senderismo en el parque. Gracias a la suerte que nos acompañó para recorrer la Carretera Austral y la Ruta 40 sin perder ningún día, logramos tener 5 días. Aunque al final no fueron suficientes para realizar el circuito completo denominado la "O", y tuvimos que conformarnos con la clásica "W" un poco ampliada.

1 día: Pudeto - Campamento el Paso. 23 km (9 horas caminando)

Habíamos reservado el bus de ida desde Puerto Natales el día anterior, y a las 7:00 ya nos estaba esperando en la puerta del hostal. Poco a poco se fue llenando, lo que empezó a asustarme por la temida masificación que esperaba encontrar en un parque tan famoso. Debido a esto y a que las condiciones meteorológicas iban a ir mejorando, decidimos hacer la ruta en dirección oeste-este. De esta manera evitábamos encontrar demasiada gente durante el camino, y teníamos la motivación de llegar a las Torres el último día.

El primer día empezó muy tranquilo, con un pequeño paseo hasta el Salto Grande mientras hacíamos tiempo para que zarpase el ferry con el que cruzaríamos el Lago Pehoé. Una vez en el ferry pudimos disfrutar ya de la primera vista de Los Cuernos, parcialmente cubiertos por las nubes. Fue increíble contemplar estas formaciones graníticas desde el medio del lago y el abanico de colores irreales que rodeaba todo.

Desembarcamos y empezamos a caminar por un sendero, guiados fácilmente por una buena señalización, lo que hace imposible perderse en todo el parque. Al rato de comenzar nos fuimos acercando lentamente a otra gran masa de agua, que recibe el nombre de Lago Grey. Este lago además esconde una gran sorpresa, que ya empezamos a sospechar por los pequeños iceberg que iban poco a poco apareciendo.

Por un lado un gran cordón montañoso con ventisqueros y por el otro el lago nos iban marcando el camino, siempre acompañados de una vegetación de media montaña, muy marcada por el fuerte viento y la nieve. A lo lejos lográbamos divisar el premio del día, el Glaciar Grey, que nos atraía inevitablemente más allá del primer campamento. Así que, aprovechando el gran número de horas de luz en territorio austral, nos internamos aún más en el Campo de Hielo Sur, deleitándonos con tan sobrecogedor paisaje.

Sin luz y sin fuerzas, pues el último tramo discurría por una subida mantenida, llegamos al Campamento el Paso agotados pero maravillados con todo lo visto durante el día.

2º día: Campamento el Paso - Campamento Italiano. 30 km. (9 h.)

Sabíamos que nos esperaba un día largo si queríamos cumplir el objetivo del día, pero la mañana se levantó realmente helada y se hacia muy duro salir del saco, por lo que esperamos que se calentará algo más el ambiente y con mucha fuerza de voluntad logramos empezar el día.

Para evitar ir con demasiada gente en el recorrido nos habíamos propuesto madrugar todos los días, aunque nos alegró ver que finalmente no había tanta como pensábamos, pudiendo disfrutar más puramente la belleza del lugar.

Retomamos el mismo camino, pero esta vez de regreso, dando la espalda al gran glaciar pero sin poder evitar echarle alguna miradita más de vez en cuando.

Llegamos de nuevo al punto de partida del día anterior cuando descendimos del ferry, y nos lanzamos sin descanso dirección a la recompensa de la jornada. Pues se alzaban frente a nosotros el macizo principal del parque, donde podíamos apreciar ya los Cuernos y el cerro Paine Grande.

Apurando de nuevo la luz y las fuerzas, finalizamos un día intenso en distancia, pero fue el precio a pagar por haber disfrutado de un recorrido más extenso que el circuito oficial. Y esta vez si que pudimos sentir la gran afluencia de visitantes, pues el Campamento Italiano se encontraba rozando el aforo máximo, y se hizo más complicado encontrar un sitio para plantar la carpa. 

Rodeados por el sonido de voces, logramos conciliar el sueño, aunque no fue una noche tranquila ya que nos encontrábamos en un valle con varios ventisqueros en los que se producían avalanchas, y el ruido que las acompañaba era realmente atronador.


Torres del Paine I

2-6 de Febrero de 2010: Isla Grande de Chiloé

Nos dirigimos desde Puerto Varas a Chiloé con grandes expectativas, debido a que mucha gente de la que conocímos en Chile nos habló de ella como uno de los lugares más lindos para visitar.

Tras cruzar en ferry el estrecho que separa la isla del continente, hicimos parada en Ancud, donde la lluvia hizo su primera aparición, acompañada además de un fortísimo viento. Sin mucho tiempo para dudar, ya que la lluvía no lo permitía, decidimos ir directamente a un camping que nos habían recomendado unos lugareños.

Al día siguiente, ya con el tiempo más calmado, pudimos pasear por la ciudad tranquilamente y decidir un poco lo que visitaríamos en la isla. En la oficina de turismo nos informaron sobre un tramo de un día del Sendero de Chile que recorre la costa, y optamos por realizarlo. Empezamos por recuperar algo de energías haciendo turismo gastronómico, ya que también es una parte fundamental de la cultura chilota. Y que mejor que comer el tradicional curanto al hoyo en un restaurante a las afueras de Ancud. Además de ser un plato delicioso mezcla de marisco, carne, papas, milcao y chapalele, tiene una laboriosa preparación de más de 2 horas, que pudimos seguir desde el principio junto con varios agradables turistas chilenos.

Continuamos recorriendo el extremo noroeste de la costa, desplazándonos de la forma ya habitual de hacer auto-stop, y así conseguimos llegar a los islotes de Puñihuil donde hay colonias de pingüinos, aunque debido a la tempestad los paseos en barco estaban suspendidos. Tras tener que posponer por segunda vez el observar pingüinos, y con la gran desilusión de Marie, fuimos pasando de camioneta en camioneta hasta llegar al principio del camino en Duhatao, que discurre junto a playas paradisíacas.

Al llegar ya tarde a nuestro punto de partida, no pudimos andar tanto como esperamos, y en cuanto el sol comenzó a ponerse tuvimos que buscar un lugar para plantar la tienda. A la mañana siguiente el cielo ya amenazaba con lluvia, y no tardo mucho en hacer acto de presencia, haciendo algo más duro el camino, ya que el terreno se presentaba embarrado. A esto se sumó lo salvaje del sendero, que en ocasiones se cerraba sobre si mismo por la densa vegetación, recordándome mucho a la selva peruana. Debido a esto, en varias ocasiones nos desviamos del camino, lo que nos hizo perder tiempo y también la calma, llegando a desesperarnos por no saber realmente cuanto nos quedaba para llegar.

Mojados, cansados y algo preocupados por encontrarnos perdidos en medio unas condiciones duras, continuamos tirando hacia sur guiándonos por la linea de costa, vadeando algunas entradas de agua. Lo bueno era que el paisaje ayudaba a seguir, gracias a las espectaculares vistas y lo virgen del lugar.

Finalmente, después de todo el día caminando y ya con poca luz, descubrimos con alegría una rodada de auto en la playa, lo que nos indico por donde podríamos seguir y alcanzar algún lugar habitado.
Una pista nos llevó hasta un alojamiento que lleva el nombre de Los Senderos de Chepú,  muy apropiado a nuestra situación. Así que viendo que lo mejor era descansar en un lugar seco, dejamos de lado la carpa y nuestros sacos mojados , , y nos dimos el placer de pasar la noche en un hostal. La suerte resultó ser que estaba regentado por una agradable familia, que nos acogió como si fuésemos parte de ella.

Gracias a una reconfortante noche, secos, limpios y muy motivados por haber superado las dificultades del día anterior, continuamos nuestro camino de regreso a Ancud en un auto con una pareja de suizos. Visitamos el resto de la ciudad, y después de enterarnos que se había suspendido la minga (tradicional traslado de casas en Chiloé) con motivo del naufragio de una familia chilota durante la tempestad del día 2, cambiamos nuestros planes y partimos hacia Castro.

La ciudad más grande de la isla nos acogió en un desordenado camping que contrastaba con nuestro último alojamiento. Pero sin el peso de la mochila recorrimos algunos lugares lindos y muy pintorescos. También reservamos el pasaje de ferry para cruzar de nuevo al territorio continental al día siguiente, ya que la siguiente salida era en 5 días.

Desde Castro fuimos a Quellón, y una vez allá solo tuvimos tiempo para esperar la salida del barco, que nos llevaría durante la noche hasta Chaitén.


Chiloe

9-12 de enero : Camino Inca a Machu Picchu

El camino inca recorre gran parte de Sudamérica, pero para empezar decidimos hacer un pequeño ramal, el que va desde Cusco a Machu Picchu y que pasa por varios restos arqueológicos importantes.
Al ser una ruta que requiere de especial conservación, es obligatorio realizarla dentro de un grupo con guía, así que no nos quedo más solución que contratarlo y además reservando con 2 meses de antelación porque los cupos son limitados.
El paquete turístico contaba con 2 guías y 9 porteadores que se encargaban de llevar la comida y las carpas, lo que facilitaba más aún que cualquier persona pudiese realizarlo. En nuestro grupo éramos 14 personas, todos argentinos menos una pareja de colombianos, y por suerte conectamos todos desde el principio.

Fueron 4 días intensos, levantándose a las 6 de la mañana y caminando una media de 10 km. por día con desniveles importantes, sobre todo el segundo día donde alcanzamos los 4200 m. Durante el camino los guías nos fueron contando los detalles de la civilización inca y las características de los restos que iban apareciendo, lo que hacía muy ameno el paseo. También hubo momentos para la tranquilidad durante el 2º día, ya que por su dureza preferimos ir a nuestro ritmo, y siguiendo los pasos de Marie pudimos disfrutad de la soledad y deleitarnos con los increíbles paisajes.

La gente que no estaba acostumbrada lo paso algo mal por la altitud, pero la verdad es que fue una caminata muy relajada, sin tener que llevar ni montar la tienda, ni tener que pensar en la comida, ya que también contábamos con un genial cocinero que nos tenia preparados exquisitos manjares cuando llegábamos cansados al campamento. Era impresionante ver a los porteadores andando relajados con sus sandalias y cargando tremendas mochilas.

Finalmente tuvimos nuestro premio llegando a Machu Picchu, que apareció tras las nubes que nos acompañaron todos los días. Fue un momento mágico cuando se despejaron las nubes y se nos descubrió esta maravilla, ya que es indescriptible la integración que tiene con el paisaje. Luego recorriendo la ciudad inca aún impresiona más su construcción e ingenio, aprovechando las formas de la montaña, en armonía con el entorno.

Así, y tras algunos problemas con los pasajes de tren que nos retuvieron en Aguas Calientes más tiempo del que queríamos, llegamos a Cusco a las 2 de la madrugada cansados, sucios y mojados, pero con un bonito recuerdo que nunca se nos olvidará.

Camino Inca

Asuntos pendientes: Ruta Lipimavida - Llico (12-13 de Diciembre )

Por fin conseguimos reservar un fin de semana para realizar la ruta que teníamos pendiente desde que fuimos a Lipimavida, conseguir llegar a Llico por un camino que intuíamos que iba bordeando la costa..

Nos habíamos intentado informar antes sobre la posibilidad de realizarla, pero no tuvimos ocasión de conocer a nadie que la hubiese hecho, y como a primera vista (sobre el Google Earth) no parecía demasiado exigente, tiramos de nuevo dirección al océano. 

Los primeros kilómetros discurrían sobre un sendero que iba bordeando los cerros y acantilados, ofreciendo impresionantes vistas de mar y montaña unidas. También habían algunas calas de arena y cuevas entre los salientes de rocas. Y cada ladera aparecía cubierta de vegetación adaptada a estos terrenos secos, como cactus y plantas crasas.

Pasados unos cuantos kilómetros, que en linea recta no serían demasiados pero al seguir los caminos serpenteantes la distancia era mayor, llegamos a una construcción aislada en un saliente de la costa. Tenía forma de barco y faro, y estaba decorada con objetos marinos. Además, en el acceso a la casa, había un acantilado repleto de gaviotas y pelicanos, que nos recibieron agitados. Luego observando bien, pudimos contemplar que se trataba de su lugar de anidación, y entre las rocas había multitud de nidos con sus correspondientes huevos. Era por ello que nos vigilaban los acechantes padres desde las alturas, con momentos incluso de tensión por todo el escándalo que armaron.    

Después de otras muchas sorpresas que iban apareciendo al girar los salientes, como un rebaño de cabras asilvestradas, algunos recolectadores de algas (cochayuyo) y mariscos (locos), vacas pastando tranquilamente junto al mar y una gran estrella de mar, aparecimos en una acogedora playa de arena, y como se nos había hecho ya tarde decidimos que era el mejor lugar para pasar la noche, con el relajante ruido del mar.

Durante los últimos kilómetros el sendero ya no aparecía tan claro, y tuvimos que desandar muchas veces porque no había continuidad. Unas veces fuimos por los cerros, otras por la orilla, y al final, desesperados por no llegar, nos descalzamos e intentamos pasar por una entrada del mar que parecía poco profunda... Entonces Marie, que iba primero, se dio cuenta demasiado tarde de que había un agujero, llegó una ola y cayó al agua con su mochila. Y yo, como no podía ser menos, hice exactamente lo mismo pero con la cámara incluida... Milagrosamente los únicos daños fueron un pequeño chapuzon, que se solucionó con un descanso al sol.

Y así, combinando todos los terrenos llegamos hasta Llico. Aunque hubo alguna ocasión en la que no estábamos del todo seguro que lo conseguiríamos, porque cada vez que alcanzábamos un saliente de costa, aparecía otro más detrás ....

Enfin nous avons réussi à réserver un week-end pour réaliser la randonnée que nous avions envie de faire (ou plutôt que Miguel avait très envie de faire) depuis que nous sommes allés à Lipimavida : aller de Lipimavida à Llico par un sentier longeant la côte.
Miguel avait recherché des informations sur cette randonnée mais personne de notre connaissance ne l'avait faite. A première vue (sur le Google Earth), cela semblait facile : environ une dizaine de kilomètres de sentier. Nous voilà donc partis nouveau vers l'océan.

Pendant les premiers kilomètres, nous avons suivi un sentier qui longeait les coteaux et les falaises, offrant une vue impressionnante à la fois de la mer et de la montagne. De temps en temps, la végétation de cactus et autres plantes grasses laissait place à une petite crique de sable gris où l'on pouvait découvrir des grottes entre les rochers...

Le long de notre chemin nous avons pu croiser :
- un troupeau de chèvres
- une maison "d'artiste" en forme de bateau et de phare, perchée sur une falaise, décorée entièrement avec des objets marins et entourée de statues diverses et de proverbes

- des dizaines de mouettes et de pélicans qui nous ont reçus de façon très agressive lorsque nous sommes arrivés près de la maison de cet artiste. Après un temps de réflexion et d'observation, nous avons finalement découvert que nous étions au beau milieu de leurs lieu de ponte : entre les rochers et les plantes grasses, nous avons pu compter au moins une quinzaine de nids, comportant jusqu'à 3 œufs chacun. Les parents, du ciel, nous surveillaient et nous menaçaient de leurs cris. Nous nous sommes empressés de quitter les lieux pour les laisser couver tranquilles et de peur d'être attaqués... mais nous avons quand même réussi à filmer la scène et à prendre de jolies photos !
- tout le long de notre chemin des personnes ramassant et faisant sécher les fameuses algues appelées "cochayuyo" destinées aux marchés de la région
- des plongeurs venus pêcher des "locos" (coquillage très prisé ici)
- des vaches paissant tranquillement près de la mer ou dégustant le "cochayuyo"
- une très grande étoile de mer...

Finalement, nous avons débouché sur une plage accueillante de sable gris, et comme il commençait à se faire tard, nous y avons élu domicile pour la nuit. Nous avons donc dormi avec le bruit relaxant des vagues et nous sommes réveillés, cette fois-ci pas en compagnie d'un bœuf mais de superbes oiseaux blancs (peut être une sorte de grues...?).

Pendant une grande partie du chemin, et plus particulièrement pendant les derniers kilomètres, le sentier n'était pas très évident car il se divisait tout le temps, et nous avons dû rebrousser chemin plusieurs fois car nous débouchions sur un ravin, sur une propriété privée entourée de barrières ou sur une plage d'où nous ne pouvions sortir qu'à la nage... C'est ainsi que, déséspérés de ne jamais arriver, nous decidâmes de nous déchausser et de passer par la mer à un endroit qui semblait peu profond : courageuse, je suis passée la première mais il y avait un trou et, juste à ce moment là, une vague est arrivée, me mouillant jusqu'au nombril ainsi que le bas du sac à dos !! Miguel, à son tour, tenta l'expérience mais subit le même sort, appareil photo inclus... On rigolait pas vraiment... Miraculeusement, les seuls dommages que nous avons subis furent les vêtements mouillés, ce qui se résolût par une petite pause au soleil... 
Nous avons donc combiné les coteaux, la plage, les rochers et  même la mer pour finalement arriver à Llico !

Bilan de l'opération : la petite ballade tranquille de 10 kilomètres en ligne droite le long de la côte s'est transformée en grosse rando. de 20 où les embuches et les bonnes surprises se trouvaient à chaque détour du chemin et où une falaise en cachait une autre, certes encore plus jolie, mais jamais le village que nous voulions rejoindre... Bien entendu, ça valait le coup!!!


Lipimavida - Llico

Parque Nacional Radal Siete Tazas y Parque Inglés: 5 y 6 de Noviembre

El sábado por la mañana nos levantamos cansados después de la celebración de mi cumpleaños, pero aún así decidimos pasar el fin de semana en el Radal.

Tomamos un abarrotado bus desde Molina, y tras un par de horas por caminos de tierra comiendo polvo, llegamos a la entrada de la reserva. Después de descargar la mochilas que iban en el techo del bus, empezamos a tirar hacia arriba en seguida, ya que eran las 7 de la tarde, y nos esperaban más de 10 km. hasta llegar al Parque Inglés. Y al poco de empezar se repitió las historia de Potrero Grande, ya que apareció el autobusero recogiendo a los caminantes para llevarnos un poco más arriba. Lo que se agradeció porque no era demasiado agradable caminar por una pista para vehículos.

Después de caminar un poco llegamos hasta las Siete Tazas, y siguiendo un sendero también al Salto de la Leona, donde se nos cruzaron durante todo el camino varias arañas pollito.
De vuelta conocimos a varios chilenos, y unos que iban en coche llevaron a Marie con las mochilas, y yo me fui caminando con otros dos, llegando ya de noche al Parque Inglés.

Plantamos la tienda junto a la pareja chilena que habíamos conocido, y juntos pasamos una entretenida cena a la luz de la hoguera y bajo la infinidad de estrellas que se veían desde allá.

Por la mañana hicimos una bonita ruta por el parque, y como sólo había un bus de vuelta en la tarde, tampoco pudimos quedarnos mucho más. Por el camino de vuelta probamos suerte para bajar a dedo hasta la entrada del Parque, y al primer intento nos recogió un todoterreno. Con la suerte de que era un joven muy agradable, y además ofreció bajarnos hasta Molina. Y nos despedimos comiendo juntos en un famoso restaurante de completos, recuperando todo lo que habríamos podido perder ...

Le samedi matin, nous nous sommes levés en petite forme car nous avions fêté l'anniversaire de Miguel la veille avec quelques amis, mais nous nous sommes tout de même décidés à partir passer le week-end au Radal de las Siete Tazas. Située dans la Cordillère à une soixantaine de kilomètres de Curico, il s'agit d'une réserve naturelle connue notamment pour ses chutes d'eau. Nous voulions y aller depuis longtemps et c'était l'occasion !

Nous donc pris un bus plein à craquer à Molina (petite ville à une quinzaine de kilomètres de Curico) et après deux bonnes heures de pistes à manger de la  poussière, nous sommes arrivés à l'entrée de la réserve. Après avoir descendus les sacs à dos du toit du bus, nous voilà partis le long de la route menant au sommet, puisqu'il était déjà 19 heures, et que 10 kms nous attendaient jusqu'au Parque Inglès (cœur de la réserve). Et, peu après avoir commencé notre ascension, l'histoire de Potrero Grande s'est répétée : le bus est apparu. Le chauffeur récupérait les randonneurs pour les amener un peu plus haut sur la piste, et tant mieux car il n'est jamais bien agréable de marcher par une piste où circulent les véhicules...

Après avoir marché un peu (quand même!) nous sommes arrivés aux Siete Tazas (Sept Tasses) qui porte ce nom car ce sont sept "cuvettes" et chutes d'eau qui se suivent. Puis, nous avons suivi un sentier qui regorgeait d'araignées "pollito" (il faut vraiment se convaincre qu'elle sont inoffensives car elles sont très impressionnantes!!!) pour arriver au Salto de la Leona (Saut de la Lionne).
Au retour, nous avons connu quelques Chiliens, parmi lesquels certains poursuivaient en voiture. Ils m'ont donc emmenée ainsi que les sacs à dos jusqu'au Parque Inglès (Parc Anglais) tandis que Miguel faisait le même chemin à pied avec deux autres personnes.

A notre arrivée au camping du Parque Inglès, il faisait déjà nuit. Nous avons planté la tente près d'un couple de chiliens que nous avions rencontrés sur le chemin, et ensemble avons passé une soirée amusante à la lumière d'un feu de bois et sous un ciel plein d'étoiles.

Au matin, nous avons fait une belle randonnée dans le parc, et comme il y avait seulement un bus de retour pour Molina l'après-midi, nous avons dû repartir. Sur le chemin du retour, nous avons tenté notre chance pour descendre en stop jusqu'à l'entrée du Parc et, au premier essai, un tout-terrain s'est arrêté. C'était un jeune médecin super sympa qui nous a ramenés jusqu'à Molina. Et nous nous sommes séparés après avoir mangé ensemble l'une des spécialités chiliennes : des "completos" (espèce de hot dog avec de l'avocat, de la salade, des tomates). Histoire de récupérer tout que nous avions pu perdre...


Radal y Parque Inglés

Fin de semana montañero. 28 y 29 de Noviembre - Week-end à la montagne. 28 et 29 novembre

Después de tanto tiempo sin un momento para la relajarme, decidí poner remedio de la mejor forma que conozco para ello, que es pasear por la montaña. Así que el sábado cogí la mochila y me fui a pasar el día a un cerro cerca de Curicó hacia la costa. Marie mientras tanto aprovechó a descansar un poco, porque desde hace unos días tenia algo de dolor en la espalda.

Nada más volver, tome una ducha rápida y nos fuimos con Claudio hacia su casa de campo de Los Queñes, donde hicimos un asado rodeados de la tranquilidad de la Cordillera, tan sólo acompañados por el susurro del río que baja con fuerza por el valle.

Por la mañana me levante motivado para ir de nuevo a la montaña, y como no logré convencerles para que me acompañasen, tiré yo solo hacía un pico que se veía "cerca" de la casa (aunque sólo en distancia horizontal ...).
Todo el camino transcurrió en subida continuada, pero gracias a las sorpresas que me fui encontrando por el camino no desistí en continuar. Pude disfrutar de una araña pollito, que es grande y peluda pero inofensiva, una pareja de cóndores que me acompañaron casi todo el camino y una vegetación muy variada, desde bosques densos de Nothofagus hasta multitud de cactus, y hasta tuve la suerte de encontrar lo que parece ser un colmillo de puma ...

Y como una imagen vale más que mil palabras, pues ahí van para intentar recoger la maravilla de los Andes.

Traduction de l'article de Miguel :
Après tout ces occupations, j'avais besoin de me retrouver dans mon élément et de me promener à la montagne. Samedi, j'ai donc pris mon sac à dos et je suis parti pour passer la journée à Rauco, une colline près de Curicó en direction de la côte. Marie en a profité pour se reposer un peu, car depuis quelques jours elle avait une douleur dans le dos. 
 
A mon retour, juste le temps de prendre une douche et nous sommes partis avec Claudio à sa maison de campagne de Los Queñes où nous avons fait un barbecue dans la quiétude de la Cordillère, seulement accompagnés par les chuchotements de la rivière qui descends en force dans la vallée. 
 
Le lendemain matin, je me suis réveillé motivé pour aller à nouveau à la montagne. Comme je n'ai pas réussi à convaincre Claudio et que Marie avait toujours mal au dos et devait remplir les livrets de ses élèves, je suis parti tout seul en direction d'un sommet qui semblait près de la maison (bien que seulement sur le plan horizontal...).
Tout le chemin était en pente assez abrupte, mais grâce aux surprises que j'y trouvais, je n'ai pas renoncé à continuer. J'ai pu découvrir une araignée "pollito", qui est grande et velue mais inoffensive, un couple de condors qui m'ont accompagné presque tout le chemin et une végétation très variée, des bois denses de Nothofagus à multitude de cactus, et j'ai même eu la chance de trouver ce qui ressemble à une canine de puma... 
 
Et comme une image vaut plus que mille mots, en voici quelques unes pour essayer de retranscrire les merveilles des Andes.


Finde Rauco-Queñes
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