Lundi 15 mars 2010 : rentrée... dans l'ordre des choses

Ces deux dernières semaines, le temps semblait s'être arrêté...

Occupés à déblayer les décombres, à vider les maisons endommagées, démolir les immeubles qui étaient encore debout mais en mauvais état, les chiliens n'ont pourtant pas chômé ! Deux jours après le tremblement de terre, on avait à nouveau eau, électricité et internet à la maison! A la télé, on a beaucoup parlé des vols et pillages qui avaient suivis la catastrophe mais ce que nous avons pu constater, au contraire c'est , certes un certain fatalisme (ils sont prêts à reconstruire la maison, au même endroit, tout en sachant qu'il y a un grand risque pour qu'elle soit à nouveau emportée par un tsunami dans 25 ans!), mais aussi une grande solidarité et beaucoup d'énergie positive ! On voyait des stands se monter pour réunir des produits de première nécessité pour les gens qui avaient tout perdu, des 4x4 et des camions chargés circulaient un peu partout, arborant le drapeau chilien et des slogans positifs ("Force Chili" "Le Chili aide le Chili" "On peut le faire!"...). La radio de Curico était le point de rendez-vous de tous ceux qui souhaitaient aider. Le but : que tous retrouvent une vie normale le plus rapidement possible ! Les liens se sont resserrés entre les personnes : on a tous vécu la même chose (en plus ou moins pire) et ça nous rapproche. Certains voisins, que l'on ne connaissait pas jusqu'alors ont été très présents pendant ce fameux week-end !


Nous, on n’a pas vraiment réussi à se rendre utiles comme on aurait voulu : nous sommes allés proposer nos services pour distribuer de la nourriture ou déblayer des décombres mais on nous a invités à rentrer chez nous car l’armée se chargeait de tout. Ensuite, on a voulu donner notre sang : pas moyen car l’hôpital de Curico est par terre et n'est donc pas habilité à recevoir les dons. On nous a dit que de toute manière, il n’y en avait pas besoin car il n’y eu que très peu de blessés… Les seules choses qu’on a réussi à faire c’est donner de la nourriture et aller chez une collègue dont la maison s’est écroulée et l’aider à déblayer et à organiser ses affaires.

Il n'est pas facile d'aller se promener dans le centre ville : les rues y sont de plus en plus vides, les décombres laissent la place au vide… Le couvre-feu est encore en vigueur : de minuit à 6h, les militaires armés installent leurs barrages aux quatre coins de la ville et ils ne rigolent pas vraiment... On a même failli dormir chez Christian (mon directeur) avec les parents de Miguel !


Ambiance bizarre, tendue, tout le monde sur le qui vive en cas de réplique (tous les jours il y en a plusieurs) ou de nouveaux tremblements de terre (il y a encore eu deux jeudi dernier de 7,2 et 7). On ne peut pas vraiment se rassurer en se disant que c'est totalement fini et que la Terre ne tremblera plus...Le point positif c'est que les parents de Miguel sont venus passer 15 jours avec nous, où ils n'ont pas pu visiter ce qui était prévu, mais où ils nous ont apporté le soutien moral dont on avait besoin. On a été chouchoutés pendant deux semaines : bons petits plats espagnols, réparations de ce qui avait été cassé dans la maison, restos... Ça nous a fait beaucoup de bien ! Ils ont quand même pu visiter Santiago et Valparaiso avec Miguel quatre jours avant de repartir.

Enfin, lundi, c'était la rentrée des classes (avec 15 jours seulement de retard). Ça s'est beaucoup mieux passé que ce que l'on craignait : mes élèves étaient tous là (20/20, malgré une coupure d’électricité la veille qui avait plongé les ¾ du Chili dans l’obscurité !), la plupart des enfants sont calmes et avaient envie de reprendre l’école. En fait, ça dépend de comment ils ont vécu le tremblement de terre : ceux qui étaient au bord de la mer ou dont la maison s’est écroulée vont mettre plus de temps à assimiler ce qui s’est passé... J'ai quand même l'impression qu'ils ont moins conscience des faits que les adultes. Ils n’en parlent déjà presque plus, on a repris un rythme normal, ils jouent , rient et bavardent (un peu trop même !). Seule différence: on s’entraîne à se mettre sous la table, puis à sortir dans la cour. Après, espérons qu’il n’y ait pas de répliques ou d’autres tremblements de terre pendant la classe…Maintenant, on attend la visite des amis et du cousin de Miguel lundi prochain donc je crois que Miguel va se reconvertir en guide touristique... Il organise, planifie, est très occupé et cela lui va très bien !

Reconstruction

Vacaciones en Chile de Maite y Daniel (3-17 de Marzo de 2010)

Viaje a Chile de dos madrileños por Daniel y Maite

Llegamos a Chile en unos días muy tristes, pero a la vez alegres. Tristes por el terremoto ocurrido unos días antes, y alegres al encontrar a Marie y Miguel sanos y salvos.

Lo mejor de haber ido a Chile fue verles rodeados de buenas y grandes amistades que han hecho en el poco tiempo que llevan viviendo en Curicó, (¡¡pero es que Marie y Miguel tienen un encanto especial!!). Tanto los chilenos como los franceses que conocen son muy amables y hospitalarios, y eso nos hizo bien a la hora de volver a Madrid, sabiendo que están bien acompañados en un país tan lejano. También fueron muy acogedores con nosotros el tiempo que estuvimos allí, enseñándonos a cocinar comida típica chilena.

Marie y Miguel tenían previsto llevarnos a visitar la costa al sur del país, pero a consecuencia del terremoto y el tsunami quedaron muchos pueblos destruidos. Así que en su lugar fuimos a visitar Santiago, Viña del mar y Valparaiso todos con su encanto especial, aunque nos gustó sobre todo Valparaiso, con sus coloridas casas sobre las montañas.

De camino paramos en El Quisco, un lugar maravilloso donde disfrutamos de la comida y bebida típicas chilena en un restaurante encantador al lado del puerto, con los barcos de pescadores y los gaviotas alrededor. También fue emocionante visitar Isla Negra, y ver la casa donde vivió Pablo Neruda, enclavada en un lugar privilegiado.

Y para terminar recorrimos un criadero de alpacas, que nos llamaron mucho la atención al no haberlas visto nunca. Son animales con mucho encanto y de sus pieles hacen verdaderas maravillas y toda clase de ropa que nos enseñaron al visitar el lugar.

Yo creo que probamos gran parte de la comida típica chilena y muchas clases de bebidas, y tuvimos la suerte de convivir con sus gentes, que es lo más importante que tiene cada país. Fueron pocos días pero intensos los que pasamos en Chile, por lo que nos llevamos muy buenos recuerdos.

Con mis padres

27 et 28 février 2010 : Tremblement de terre - Terremoto

Voici à nouveau l'article sur le tremblement de terre, que nous avions retiré pour terminer de raconter notre voyage. Nous ne voulions pas mettre de photos car cela nous faisait beaucoup de peine et nous n'osions pas en prendre. Cependant, avec du recul, et étant donné qu'on nous en a beaucoup demandé, nous en avons quand même mis quelques unes...

Après deux jours d'angoisse et de stress, j'ai enfin retrouvé Miguel qui était parti depuis lundi pour une rando de 9 jours et dont je n'avais aucune nouvelle... Vendredi, vers 3h30 du matin, j'étais en train de dormir quand tout s'est mis à bouger et un bruit pas possible résonnait dans toute la maison... Je suis restée figée dans mon lit, sachant qu'au Chili il y a des tremblements de terre même si je n'en avais jamais vécu de ma vie... J'ai attendu. Ça n'en finissait jamais. Je me suis levée, j'ai commencé à sortir de la chambre en me tenant aux murs et là, l'armoire est tombée devant moi. Je ne savais pas quoi faire. Ça n'en finissait pas trembler et le bruit était horrible, tout valsait dans la maison...

Finalement, petit à petit, ça s'est calmé, les voisins ont commencé à sortir dans la rue mais comme j'étais seule je n'ai pas osé sortir, pensant qu'un fou pouvait passer, qu'un poteau pouvait tomber... J'ai cherché la lampe torche et je suis retournée dans mon lit avec un livre pour me calmer. Les répliques continuaient : d'un seul coup, c'était reparti mais ça s'arrêtait plus vite... Je pensais que c'était rien, que ce n'était qu'à Curico et que c'était un tremblement de terre normal comme me l'avaient décrit les chiliens.
J'ai réussi à me rendormir jusqu'à 9h, heure où Anne ma collègue a débarqué chez moi, apeurée car elle savait que j'étais toute seule. Elle m'a expliqué que c'était énorme : que tout était tombé, qu'il y avait des morts dans la moitié du Chili... et que c'était passé à la télé à l'étranger !

Alors j'ai commencé à essayer de donner des nouvelles : j'ai pris mon vélo et je suis partie à la recherche d'un "locutorio" (pour téléphoner à l'étranger). Tout était fermé et plus j'avançais vers le centre, plus les dégâts étaient impressionnants : maisons détruites, rues inaccessibles, poteaux électriques à terre... A chaque coin de rue, des dégâts comme on n'en voit qu'à la télé ! Pas moyen de joindre la famille, aucune liste pour communiquer aux ambassades...
Je pensais à Miguel et tout le monde me disait que dans la Cordillère, il n'y avait pas eu de dégâts mais le fait de ne pas savoir était horrible et je ne savais pas quoi faire...

La journée n'en finissait jamais, je pédalais d'un endroit à l'autre au milieu des décombres sans aucun résultat, ni pour joindre les familles, ni pour avoir des nouvelles de Miguel... Finalement, j'ai réussi à trouver un endroit avec Internet à la radio de Curico où il y avait un générateur, j'ai filé cherché l'ordi et j'ai pu mettre la web cam pour voir ma famille et celle de Miguel, mortes d'inquiétude. Tout ça pour leur dire que je ne savais rien de Miguel... Après, il restait peu de temps avant le cessez-le-feu, je suis passée chez les pompiers pour signaler la présence de Miguel dans la Cordillère et je suis partie chez Anne pour passer la nuit. Je voulais pas rester toute seule dans la maison la nuit.


Le lendemain matin, rebelote : pompiers pour savoir s'ils avaient des nouvelles, puis je suis allée chez Manolo et Sandra (nos propriétaires) pour voir s'ils pouvaient m'amener à Molina, la ville où Miguel devait arriver... A Molina, aucune nouvelle et pas moyen d'accéder à la zone de montagne où se trouvait Miguel. Retour sur Curico bredouilles. A nouveau, tentatives pour communiquer avec les familles mais cette fois-ci pas moyen d'accéder à Internet, nulle part. J'ai fini par aller chez une collègue qui était censée avoir Internet mais ce n'était pas le cas. Il fallait attendre... mais attendre c'était le pire...


Au moment où une autre collègue, grâce à des contacts, était en train d'organiser un survol en hélicoptère pour essayer de trouver Miguel, mon téléphone a sonné : "Miguel Chile". Miguel était en train d'arriver à Curico, dans une demi-heure il serait à la maison !!! Fin de l'angoisse et du stress...
Miguel, lui aussi a eu peur car il était au pied d'un volcan pendant le tremblement de terre et ils ont cru que c'était le volcan qui entrait en éruption... Après, grâce à la radio, ils ont compris et sont descendus le plus vite possible. Pour la première fois qu'on se séparait depuis notre arrivée au Chili... Ça nous apprendra ! Maintenant, on reste ensemble !

A la maison, on a juste un placard et l'évier de la salle de bain qui sont cassés. Comme quoi, c'était vrai qu'elle était anti-sismique et heureusement ! Notre rue et notre quartier sont intacts. On a à nouveau eau, électricité et internet. Dans le centre de Curico, c'est la désolation. Les maisons les plus anciennes sont toutes à terre et il faut démolir certains des immeubles récents. L'hôpital a dû être évacué et il y a eu un grand nombre de morts (on n'arrive pas encore à savoir le nombre exact). Nos amis vont bien mais les histoires de chacun sont à couper le souffle... Tous les endroits qu'on connaissait, surtout près de la côte, ont été détruits et il faudra des années pour reconstruire.


A l'école, pas de trop de dégâts à priori, on devrait reprendre lundi prochain avec les enfants mais il continue à y avoir des répliques et il va y avoir pendant 6 mois environs. A chaque fois, c'est le stress qui recommence : chacun se prépare à sortir ou à se réfugier sous la table (maintenant j'ai compris et je sais ce qu'il faut faire si ça recommence).

Enfin, avant que les choses rentrent dans l'ordre, il va falloir des semaines et des semaines... Nous, on va essayer de voir ce qu'on peut faire pour aider...Les parents de Miguel qui devaient arriver mercredi devraient venir quand même (à Santiago, les passerelles de l'aéroport ont été détruites mais les vols reprennent petit à petit). Après toutes ces émotions, ce dont tu as envie c'est d'être avec ta famille...
On pense bien à vous tous et on vous remercie pour vos messages. Bisous et à bientôt sur Internet.


Tremblement de terre

22-28 de Febrero de 2010: Circuito de los Cóndores II

6 día: Termas - Valle del Indio (22 km.)

3:34 de la mañana. Siento como el suelo comienza a temblar, primero suave y poco a poco va aumentando de intensidad. Mil pensamientos se me pasan por la cabeza, pero realmente no sé que está ocurriendo. Miro a mi compañero de carpa y me tranquiliza al decirme que es un terremoto, algo normal en Chile. Pero cada vez el movimiento es más fuerte, acompañado además de un ruido indescriptible que proviene del interior de la tierra, y parece no acabar nunca. Se escuchan varios desprendimientos en los alrededores y un sonido semejante a una explosión en dirección a los volcanes. Esto finalmente hace que nos pongamos en alerta, ya que no paro de pensar que el volcán va a entrar en erupción, pero progresivamente la intensidad del temblor va bajando y todo vuelve a la calma.

La noche se hace eterna, pues continua habiendo temblores aunque menos fuertes. Una vez empieza a amanecer ya estamos todos en pie, dispuestos a continuar nuestro camino sin demora, pues lo que ha ocurrido no es normal y lo mejor es regresar lo antes posible.

Al grupo se suma una pareja de polacos que llegó el día anterior, y que piensan completar el circuito al igual que nosotros. Nadie conocía la ruta, pero con los mapas y las indicaciones de los arrieros esperábamos no tener problemas.

Empezamos siguiendo el curso de un río, que teñía de verde un paisaje por lo general desértico. Todo el camino cruza lugares de belleza insólita, que hacen que nos sintamos por momentos en la luna. Después de 4 horas se nos presentó una bifurcación de caminos, y optamos finalmente por tomar dirección este, ya que parecía el más corto para regresar.

No había una ruta clara, pero por orientación sólo nos quedó dirigirnos siempre hacia el este. De esta forma, no encontramos más salida que la de ir remontando los cerros que se nos presentaban de frente. La sorpresa fue que, una vez en la cima de uno de ellos, conseguimos tener una vista clara de los volcanes, que aparecían con grandes fumarolas. Esto hizo aumentar el nerviosismo en el grupo por el miedo a una posible erupción, sumándose al riesgo de que ocurriese una replica mientras caminábamos y se produjera algún desprendimiento de rocas.

Subiendo y bajando montañas, pero sin saber seguro donde nos encontrábamos, cada vez se iba haciendo más tarde y el cansancio se notaba en el grupo. Además pensábamos continuamente en la preocupación que debía tener nuestra gente, si por casualidad se enteraban de lo que estaba pasando en la montaña. Después de avanzar algo más, logramos ubicarnos más o menos, y en un último esfuerzo alcanzamos otra cima más, viendo por fin el comienzo de un valle que esperábamos que fuese el Valle del Indio, ya cerca del Parque Inglés, nuestra meta.

Una vez allá, se consiguió captar señal de radio, y fue cuando nos quedamos paralizados al escuchar la verdadera magnitud del terremoto. Las noticias no estaban del todo claras, pues la luz y las comunicaciones de casi todo el país estaban cortadas, pero no eran para nada esperanzadoras. Sólo se hablaba de pueblos destruidos y miles de desaparecidos. Esto realmente cambiaba la situación, siendo el único objetivo llegar cuanto antes a reunirnos con nuestra gente.

El problema era que ya estaba anocheciendo y poco más se podía hacer, por lo que decidimos que lo mejor era descansar y recuperar fuerzas para conseguir llegar al día siguiente. Descendimos hasta el valle donde encontramos un buen lugar para pasar la noche, acompañados todos de una gran angustia.

7 día: Valle del Indio - Parque Inglés (17 km.)

Otra noche llena de pensamientos que apenas nos permitió dormir, aunque al menos pudimos descansar las piernas. Nos obligamos a desayunar algo, pues no pensábamos parar hasta que llegásemos a nuestro destino. El paisaje de día dejaba pocas dudas de donde nos encontrábamos y, nada más comenzar a caminar, empezamos a ver los primeros signos de civilización. Al no encontrar ningún sendero pero si el principio de una pista forestal, decidimos seguirla, pues probablemente llegase hasta el Parque Inglés, aunque no aparecía en el plano.

La marcha se hizo fácil por la amplia pista y además era en bajada, comenzando poco a poco a internarse dentro de un denso bosque. El entorno era agradable pero las ganas de disfrutarlo no acompañaban, y solo había un único pensamiento.

La vista de una casa y el ruido de una motosierra nos alegró al indicarnos que ya estábamos cerca de algún sitio habitado. Pero nuestro avance se detuvo por una valla metálica que rodeaba toda la propiedad, llevándonos de vuelta al triste mundo real con sus propiedades. A lo lejos se acercó el propietario, que de malas maneras nos abrió el portón. Por la situación no apetecía entrar en una discusión, pero me quedé con ganas de decirle algo ...

El Parque Inglés apareció ante nosotros: algunos grupos de campistas se bañaban en las pozas y se divertían como si no hubiese pasado nada. Aunque la llegada de los carabineros y sus noticias procedentes de la ciudad nos volvieron a poner en nuestro sitio. Se comentaba que por una parte era mejor quedarse en el parque, pues en la ciudad no había agua ni abastecimiento de comida, pero nosotros sin duda decidimos bajar en bus.

El resto de la historia está narrado ya por Marie, pero resumiendo todo el grupo felizmente consiguió reencontrarse con sus familias y conocidos, y yo igualmente con Marie y todos los demás, por lo que sólo hubo que lamentar perdidas materiales que visto lo ocurrido carecen de importancia.


Circuito Condores II

22-28 de Febrero de 2010: Circuito de los Cóndores I

La historia de este circuito comienza antes incluso de la llegada a Chile. Esto se debe a que fue uno de los primeros objetivos que me fije allá por el mes de mayo de 2009, mientras buscaba rutas de montaña para hacer por la región del Maule. Poco a poco se fue convirtiendo en una obsesión, y más aún cuando aparecía ante mi el imponente volcán Descabezado Grande, que se puede divisar desde la ciudad de Curicó.

Desde nuestra llegada a Chile no cese nunca de buscar gente para que me acompañara, pero la respuesta era casi siempre la misma: "¡estás loco weón!". Finalmente, a principios de diciembre, me decidí a publicar un mensaje en un foro de montaña, y conseguí contactar con un chico de Talca dispuesto a realizar la ruta que proponía. Como las fechas con las que contaba eran bastante fijas, entre el final de nuestro viaje por el sur y la llegada de mis padres, disponía tan sólo de una semana para llevarla a cabo.

La suerte fue que él también tenía esa semana libre, y además otros amigos suyos también nos acompañarían, así que con la fecha clara no quedaba más que esperar.

Llegó el día y, tras despedirme de Marie que empezaba justo con las clases, partí dirección Talca a encontrarme con mis amigos cibernéticos. Nos reconocimos enseguida por nuestro aspecto montañés, y cual sería la sorpresa cuando él se dio cuenta de que ya nos conocíamos. Yo no le recordaba debido a mi mala memoria para las caras, pero resulto ser uno de los ciclistas que conocimos en el bus justo el primer día de nuestra llegada a Chile y que muy amablemente nos habían invitado a pasteles típicos chilenos. Muchas veces me había arrepentido por no pedirle su celular en esa ocasión, pues había sido uno de los pocos chilenos que conocí apasionado por la montaña. Felizmente el destino finalmente nos reunió de nuevo.

Después de las presentaciones de todo el grupo tomamos el bus dirección Vilches, donde comenzaríamos la ruta.

1 día: Vilches Alto - Valle el Venado (23,4 km.)

Nada más bajar del bus ocurrió el primer contratiempo: la carpa que llevaban se les quedó olvidada en la terminal de bus. Unos momentos de incertidumbre que se hicieron eternos y al final una decisión clara: ya no había vuelta atrás. La preocupación de como dormir llegaría en la noche, ahora sólo quedaba caminar. Después de pasar a la administración de la CONAF, donde tuvimos que dejar nuestros datos y la ruta que íbamos a seguir, nos internamos en la boscosa reserva de los Altos del Lircay.

Durante los primeros kilómetros se avanza en subida por un tupido bosque nativo, en el que destacan algunos ejemplares de gran tamaño. Poco a poco el paisaje se va abriendo y se llega a la quebrada del Río Claro, con unas impresionantes vistas de la cordillera donde resaltan imponentes el volcán Descabezado Grande y el Cerro Azul.

Con nuestros objetivos a la vista, emprendimos el descenso al valle por una bajada pronunciada y, una vez abajo, continuamos por un lindo arenal que recibe el apropiado nombre de La Playa.

Tranquilamente, pues el sendero era casi llano, alcanzamos el campamento del día en el Valle del Venado, donde pudimos descansar y prepararnos una reconfortante cena. A los cuatro valientes sin carpa no les quedo otra que vivaquear, esperando que no hiciese demasiado frío durante la noche.

2 día: Valle el Venado - Aguas termales del río Blanquillo (11 km.)

La noche no pasó sin contratiempos, ya que un visitante imprevisto hizo su aparición en forma de gran rata blanca. El resultado fue un tremendo agujero en la carpa y media tableta de chocolate menos. Después del malhumor de ver mi querida casita dañada, no quedó más remedio que superarlo y proseguir la ruta.

Esa mañana se añadió a nuestro grupo otro más, que andaba sólo porque su compañero se había lesionado y tuvo que regresar, y él no quería volverse sin llegar hasta el volcán.

Desde los primeros pasos el camino marcha en subida continuada, al principio por un bosque de robles y más adelante por una estrecha quebrada, delimitada por paredes de basalto y piedras de origen volcánico a cada lado.

Después de la dura subida llegamos a la laguna Blanquillo, que se nos apareció prácticamente seca y en donde aprovechamos para descansar un rato y reagruparnos. Continuamos el cauce del río, que hay que vadear varias veces, y se prosigue por un terreno puramente volcánico sobre piedra pómez, en un paisaje mágico que parece sacado de otro mundo.

Como a un oasis llegamos a las vegas del Blanquillo, que forman un verde pastizal y en donde había ganado lanar, caballos y hasta una alpaca. Y avanzando un poco más alcanzamos las deseadas termas del volcán, donde teníamos previsto acampar varios días. No eramos los únicos, pues había un grupo de 15 alemanes acompañados de guías y arrieros con sus caballos. Lo bueno fue que decidieron avanzar algo más ese día, y realizar otro campamento arriba, así que pudimos tener un poco más de tranquilidad.

Montamos un improvisado refugio para proteger del viento a los "sin techo", y con una lona pudieron resguardarse algo más del frío . Y bien temprano nos fuimos a dormir, pues nos esperaba un día duro.

3 día: Termas - Volcán Descabezado Grande - Termas (20 km.)

El día anterior habíamos planificado que lo mejor era salir muy pronto para lograr llegar a la cima sin demasiado calor. Así que dicho y hecho, a las 3 de la mañana o de la noche, según se vea, estábamos ya en pie. Un buen desayuno, cargarnos de agua y comenzamos a caminar a las 5 a la luz de las estrellas y nuestros frontales.

Prácticamente toda la ascensión discurre por piedra pómez, por lo que el avance se hace lento y agotador, debido a que es un terreno muy suelto. En los tramos de mucha pendiente se hace claro el dicho de: "avanzas tres pasos y retrocedes dos", siendo a veces muy desesperante.

Los últimos 1000 m. de desnivel sobre la ladera del volcán se realizan en un continuo zig-zag, hasta que se llega a una parte rocosa donde se avanza mejor, aunque casi hay que escalar. Todo este último tramo es el más duro, y el grupo se divide según el ritmo de cada uno. Yo prefiero un ritmo más constante que parar a cada rato, así que la cima me atrae inevitablemente y emprendo en solitario la última parte. Esto hace que llegue totalmente sólo a la cima y disfrute de unos momentos de increíble paz, junto al cráter de más de 1 km. de extensión y repleto de carámbanos o hielos en forma de penitentes.

La vista desde la cima a 3.830 m. es indescriptible, pues uno se siente realmente dentro de la cordillera de los Andes, rodeado de montañas cubiertas de hielo y volcanes. En primer plano destaca sobre todo el cráter del volcán Quizapu, que aparece imponente junto al Cerro Azul.

Después de la emotiva llegada de cada miembro del grupo, las respectivas fotos y un buen descanso, emprendimos el camino de regreso. En ocasiones se me hizo casi más duro que la subida, pues al deslizarse por la piedra pómez, esta se metía en la zapatillas y dañaba los pies. Finalmente conseguimos llegar al campamento mientras atardecía, disfrutando de los bellos colores y obteniendo nuestra recompensa en forma de baño en las cálidas termas y una contundente cena.

4 día: Descanso en las Termas

Nos tomamos todo el día de merecido descanso, disfrutando las termas, aprovechando a lavar ropa, dormir, ..., en fin, de puro relax. Además quedó totalmente justificado, ya que durante la tarde se levantaron unas amenazadoras nubes que nos pusieron en alerta ante una posible tormenta. Al final solo nos dejo bonitas imágenes y una fuerte bajada de temperatura, rondando los 0º C durante la noche.

5 día: Termas - Volcán Quizapu (22 km.)

La mitad del grupo decidió quedarse descansando otro día más, así que esta vez sólo tres partimos para conseguir llegar a la cima del otro volcán de la zona. Nos levantamos temprano, pues la aproximación era igualmente larga.

El camino no estaba tan claro como para el Descabezado, así que más bien por orientación fuimos avanzando dirección al otro volcán, mucho más pequeño. Fuimos atravesando paisajes desérticos, producto de su última gran actividad volcánica en 1932, subiendo y bajando cerros, e incluso atravesando alguna lengua de hielo y nieve digna de crampones y piolet.

Por fin alcanzamos el ansiado cráter, que refleja el gran poder de la naturaleza y desde donde se tiene una espectacular panorámica de los volcanes Descabezado Grande y Chico. Nos sorprendió también observar unas pequeñas fumarolas que salían de su interior.

De nuevo una pesada bajada por piedra pómez, que me hizo arrepentirme otra vez de no llevar botas altas y polainas, pues acabó por destrozarme las zapatillas, los calcetines y los pies ... Pero finalmente llegamos agradecidos de estar acampados junto a las pozas termales, que usamos para relajarnos en su rica agua por última vez.

Circuito de los Condores I
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